Publié le mardi 17 février 2009

Fébrilité à Ottawa à l'approche de la visite de Barack Obama

17 02 2009

( Par Fannie Olivier, La Presse Canadienne ) - OTTAWA - La colline parlementaire fourmillait de techniciens et de gardiens de sécurité mardi, et l'agitation montait d'un cran à 36 heures de l'arrivée de Barack Obama en sol canadien.

Et ce n'est pas la venue d'un président américain ordinaire que l'on prépare, mais bien celle d'une véritable "rock star", de l'aveu même de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Les manifestants cagoulés, les bombes lacrymogènes et les pancartes aux slogans anti-américains qui accompagnaient systématiquement les voyages de George W. Bush à l'étranger ne devraient pas faire partie du portrait jeudi, selon les policiers, puisqu'ils ne prévoient aucune manifestation hostile.

Ce qui ne signifie pas cependant qu'on met la pédale douce, côté sécurité, car on s'attend à ce qu'une foule "très imposante" prenne d'assaut la capitale fédérale pour saluer l'homme politique.

La GRC avoue néanmoins avoir du mal à évaluer le nombre de personnes qui pourraient se présenter dans les rues d'Ottawa. L'élection de M. Obama à la Maison-Blanche étant historique, l'attrait que représente sa première visite officielle à l'étranger est, par ricochet, difficilement prévisible.

Depuis le début de la semaine, le Parlement est encerclé d'un périmètre clôturé. Une glace semblable à un panneau pare-balles a été installée devant l'entrée principale, sous la Tour de la paix, et des poubelles ont été retirées des rues que pourraient emprunter la limousine présidentielle.

Plusieurs rues de la ville seront fermées et il ne sera pas possible de savoir lesquelles de ces rues seront empruntées par le nouveau président, pour minimiser notamment les risques d'attentat.

"Il y aura plusieurs routes fermées, mais le trajet spécifique n'est pas confirmé", a indiqué Jean-Paul Vincelette, de la police d'Ottawa.

"(M. Obama) arrive à l'aéroport, il va définitivement se rendre au Parlement, mais entre les deux, on (ne révèle) rien de spécifique", a-t-il ajouté.

Ceux qui espèrent apercevoir Barack Obama en chair et os pourraient ainsi devoir réduire leurs attentes.

Horaire chargé

Comme c'est normalement le cas à l'occasion de la visite d'un dignitaire étranger, l'horaire du président est prévu pratiquement à la minute près.

Le premier président noir des Etats-Unis sera d'abord accueilli par la première gouverneure générale noire du Canada, Michaëlle Jean, à l'aéroport d'Ottawa, à 10h30, jeudi matin.

M. Obama arrivera sur la colline parlementaire environ une heure plus tard, et après une cérémonie protocolaire de bienvenue, il s'entretiendra en tête à tête avec le premier ministre Stephen Harper, sans le personnel qui accompagne généralement les deux chefs d'Etat.

Cette rencontre privée d'une dizaine de minutes a été qualifiée "de plutôt unique" par le directeur des communications de M. Harper, Tory Teneycke, lors d'une séance d'information, mardi.

La rencontre de travail des deux hommes politiques débutera véritablement peu après midi, et se poursuivra durant l'heure du dîner. MM. Obama et Harper tiendront enfin une conférence de presse conjointe vers 14h45 en présence d'un nombre restreint de journalistes américains et canadiens, qui auront l'occasion de poser uniquement quatre questions, au total.

Le président prendra ensuite la route vers l'aéroport, où avant de monter dans l'avion présidentiel, il s'entretiendra avec le chef de l'opposition, Michael Ignatieff.

Le bureau du premier ministre refuse de préciser les détails de l'ordre du jour de la rencontre entre les deux chefs d'Etat, mais affirme qu'elle tournera autour de trois thèmes: l'économie et le chômage, l'environnement et la sécurité énergétique, ainsi que l'Afghanistan.

"C'est une première rencontre", a tenu à rappeler M. Teneycke. Il n'a voulu promettre ni communiqué de presse ni dénouement concret sur un de ces sujets.

"Je ne veux pas élever les attentes", a-t-il expliqué.




Consultation privée de Tarot avec votre humble serviteur. . .

17 02 2009

Bonjour,

Cet avis ne s'adresse qu'aux personnes sérieuses et intéressées à en découvrir davantage sur elles-mêmes ainsi que sur leur devenir, par la lecture des Tarots de Nostradamus, dessins provenant du célèbre Tarot de Marseille.

Vous devez être intéressés(ées) et résider dans la grande région de Québec car les consultations privées se dérouleront à mon domicile à Québec.

Dans ma carrière, j'ai écris sept (7) livres de Prévisions astrologiques annuelles entre 1990 et 1996, tous publiés aux éditions Quebecor et tous des «best sellers», soit 5000 exemplaires et plus vendus à chaque année, pendant toute cette décennie.

Parallèlement, j'ai lu les Tarots à au moins 10 000 personnes, toutes satisfaites de mon travail.

En raison de mes ennuis de santé, je ne puis retravailler l'astrologie individuelle mais je puis toujours vous lire les Tarots lors de rencontres privées chez-moi.

Si vous êtes intéressés(ées) à cette expérience ou si vous voulez vous faire à nouveau lire l'avenir par votre humble serviteur, envoyez-moi un courriel en indiquant votre numéro de téléphone (région de Québec seulement - 418 -) et je vous contacterai pour vous donner les détails et fixer votre rendez-vous, si cela vous convient.

Je vous remercie,

Marcel Charland, tarologue professionnel,

venus25456@yahoo.ca




Elvis Story de retour -
Le King ressuscite

17 02 2009

( Pierre O. Nadeau - Le Journal de Québec ) Brandon Bennett est la vedette de la nouvelle version d’Elvis Story. Après avoir été présenté durant dix étés à Québec, Elvis Story est de retour après deux ans d’absence à la faveur d’une licence récemment renouvelée par Elvis Presley Enterprises. Le spectacle ne sera pas présenté à Québec; pour la deuxième saison, le Capitole met à l’affiche sa production Les Misérables.

La nouvelle sera annoncée mercredi : le Capitole de Québec présentera sa nouvelle version d’Elvis Story, cet été, à Laval!

La nouvelle mouture du spectacle prendra l’affiche du 8 juillet au 31 août, à la salle l’Étoile du complexe Dix-30 de Laval. La nouvelle salle offrira une configuration pouvant accueillir 900 personnes. Cinq représentations seront offertes par semaine, du mercredi au dimanche. Les billets seront en vente dès samedi.

Comme il mène maintenant une carrière en solo, Martin Fontaine, qui a incarné le personnage 1 400 fois, ne sera plus la vedette du spectacle. Pour lui succéder, le Capitole de Québec a recruté Brandon Bennett, gagnant du prestigieux concours international Ultimate Elvis Tribute Artist Contest 2008, organisé par Elvis Presley Enterprises.

Le contenu du spectacle Elvis Story restera identique, avec le même alignement de chansons. En revanche, le contenant sera entièrement revisité, explique Jean Pilote, producteur et propriétaire du Capitole. Ce dernier a fait appel à deux nouveaux metteurs en scène : Geneviève Dorion-Coupal (Star Académie, Night Fever, Génération Motown) et Yves Aucoin (concepteur des éclairages pour Céline Dion et le Cirque du Soleil). La magie du multimédia sera mise en valeur dans un nouvel emballage, qu’on nous promet spectaculaire.

15 artistes

On retrouvera 15 artistes en scène, soit huit musiciens (incluant une section de cuivres) et six choristes réunis autour de la nouvelle tête d’affiche.

La nouvelle mouture d’Elvis Story prendra forme du 3 au 7 juin au Théâtre du Palais municipal de l’arrondissement La Baie, à Saguenay, où déjà 60 % des billets ont trouvé preneurs.

Elvis Story a été vu par 1 600 000 spectateurs à Québec, Montréal, Biloxi, Gatineau, Tokyo, Osaka, Paris, Shanghai, Beijing et Atlantic City.




Davie -
Ottawa paiera une partie des navires

17 02 2009

( Annie Saint-Pierre - Le Journal de Québec ) - Le gouvernement fédéral avance finalement le paiement des navires construits au chantier maritime Davie à Lévis contrairement à qu’il avait assuré en décembre.

Ce qui devait être uniquement des garanties d’exécution des navires totalisant 380 millions$ pour sortir Davie de son impasse financière s’est donc transformé en un véritable prêt consenti à Cecon ASA, le principal client du chantier maritime de Lévis et dont les conditions ne sont pas divulguées.

L’entente annoncée, lundi, fait donc du gouvernement fédéral le principal pourvoyeur du chantier maritime puisque l’agence fédérale EDC a accepté d’accorder un prêt à Cecon, qui a été incapable de convaincre ses propres banquiers.

EDC vient donc à la rescousse de Davie en allouant une facilité de crédit de 200 millions$ qui avait été refusée au client de Davie, la firme norvégienne Cecon ASA.

De plus, EDC allonge “un prêt relais” de 20 millions$ directement à Davie pour lui permettre de reprendre progressivement ses opérations.

Pourtant, le 17 décembre dernier, le ministre fédéral Stockwell Day et le député Steven Blaney avaient donné l’assurance que l’aide de 380 millions$ consentie en chantier maritime se limitait à des garanties d’exécution.

Conditions

L’entente conclue entre EDC, Davie et Cecon devrait permettre la reprise graduelle des opérations du chantier maritime et le rappel au travail des 1100 employés, à compter du mois de mars.

Par contre, Cecon devra préalablement mettre la main sur le prêt en question et faire des versements à Davie afin de permettre de payer les fournisseurs de l’entreprise qui ont déserté les lieux depuis l’automne dernier.

“Ce seront les premiers à être payés”, croit d’ailleurs le président du syndicat des travailleurs de Davie, M. Paul-André Brulotte.

Hypothèque

Selon le communiqué émis par l’entreprise, le financement du prêt gouvernemental est soumis à certaines conditions qui n’ont pas été divulguées.

Le syndicat s’attend à ce que le gouvernement fédéral prenne un hypothèque sur les bateaux en échange du prêt qu’il vient de consentir.

Malheureusement, ni EDC, ni le député fédéral Steven Blaney et ni la direction du chantier maritime n’ont répondu aux appels du Journal de Québec.

Rappelons qu’une première hypothèque est déjàgrevée sur tous les biens du chantier maritime depuis le 19 septembre lorsque le principal actionnaire de Davie, Offshore Holding AS, lui a allongé un prêt de 3,3 millions$ pour pallier un manque de liquidités.

En six mois, Davie est obtenu du soutien financier de 514 millions$ des gouvernements, de ses clients et de son actionnaire majoritaire pour réaliser les deux contrats de construction de 5 navires.

Soutien financier accordé au chantier maritime Davie depuis septembre 2008.

- Le 19 septembre 2008, Davie obtient un prêt de 3,3 millions$(CA) de la part de son actionnaire majoritaire, Off-shore Holding, qui prend une hypothèque de 10 millions$(CA) sur tous les actifs du chantier maritime.

- Le 23 septembre 2008, les clients de Davie acceptent d'augmenter de 60 millions$(US) le coût de construction des navires qui lui ont commandés. (Cecon hausse de 40 millions$(US) le prix de ses trois vaisseaux et accepte d'en reporter la livraison. Ocean Hotel augmente de 20 millions$ le coût de construction de ses deux navires hotels).

- Le 6 novembre 2008, Davie obtient un prêt de 10 millions$ de la part d'Investissement-Québec.

- Le 6 novembre 2008, le principal actionnaire de Davie augmente de 1,1 million$(CA) son prêt consenti le 19 septembre, le portant à 4,4 millions$. L'hypothèque grevant tous les biens du chantier est maintenue.

- Le 11 décembre 2008, Davie annonce la suspension de ses opérations en raison d'un manque de liquidités et mets à pied temporairement ses 1100 travailleurs.

- Le 17 décembre 2008, Ottawa lui accorde un soutien de 380 millions$ sous forme de financement et garanties d'exécution en présence du ministre Stockwell Day.

- Le 16 février 2009, Ottawa transforme ce soutien en un vrai prêt de 200 millions$ consenti au client Cecon ASA pour lui permettre de payer Davie.

- Le 16 février 2009, Ottawa ajoute aussi un prêt relais de 20 millions$ directement à Davie pour rappeler ses employés au travail et payer ses fournisseurs.

***Notons que les cinq navires commandés au chantier maritime devaient initialement coûtés 592 millions$(US) à Cecon ASA et Ocean Hotels qui acceptent maintenant de payer 682 millions$(US) pour les mêmes bateaux.




Mario Lévesque : Pédophile récidiviste banni d'Internet

17 02 2009

( Éric Thibault - Le Journal de Québec ) - Un Beauportois qui a été condamné à trois reprises pour possession ou production de pornographie juvénile, entre 2001 et 2007, a comparu aujourd’hui, au palais de justice de Québec, pour possession interdite d'un appareil téléphonique lui permettant d'accéder à Internet.

Mario Lévesque, 55 ans, a été trouvé avec un appareil de type BlackBerry, en décembre dernier, alors qu'il se trouvait dans une maison de transition de Québec. Un équipement que les autorités des libérations conditionnelles lui interdisaient de posséder, compte tenu de son statut spécial de «délinquant à contrôler» (le récidiviste fait l'objet d'une surveillance étroite des services correctionnels dans la communauté) dont il a hérité du tribunal quand il fut condamné à l'équivalent de 32 mois d'incarcération, au printemps 2007, pour possession de 10 000 photos et d'une vingtaine de vidéos de porno juvénile.

Le producteur du film érotique Québec Sexy Girls a d'abord déclaré au juge Hubert Couture qu'il désirait se défendre lui-même et «régler le dossier» au plus vite. Il a plaidé que «le téléphone en cause était pour me permettre d'être en contact avec mes parents âgés, dont je m'occupe». Le juge Couture a coupé court à ses explications, en lui rappelant qu'il faisait face à une «accusation sérieuse» et qu'il devrait consulter un avocat. L'audition du dossier a été remise à jeudi.

Mario Lévesque est retourné derrière les barreaux depuis la mi-décembre, sa libération conditionnelle lui ayant été révoquée. Lors de sa dernière condamnation, les experts qui l'avaient évalué estimaient que son risque de récidivive était élevé. En 2003, Lévesque a écopé 15 mois à purger dans la collectivité pour possession de 426 photos de porno juvénile. Deux ans plus tôt, il fut condamné à 18 mois de probation pour avoir incité deux fillettes de dix ans à se livrer à des attouchements et à des poses suggestives pendant qu'il les photographiait.




Violent incendie à Saint-Apollinaire -
Meunerie rasée par les flammes

17 02 2009

( Sylvain Trépanier - Le Journal de Québec ) - Un incendie d’une rare violence a lourdement endommagé les installations de la meunerie Trans Canada de Saint-Apollinaire, sur la Rive-Sud de Québec.

L’incendie s’est déclaré un peu après 10h et selon l’hypothèse la plus vraisemblable, ce serait un employé qui aurait accidentellement mis le feu. L’élément destructeur s’est rapidement propagé à la plus vieille partie du bâtiment construite en bois et les pompiers de Saint-Apollinaire ont dû demander l’assistance de leurs confrères de Saint-Agapit, Laurier-Station, Saint-Gilles, Saint-Antoine-de Tilly, et pour la première fois depuis la signature d’un protocole d’assistance mutuelle, le service des incendies de Lévis ont aussi été demandés en renfort.

Au plus fort du brasier, le panache de fumée dégagé par l’incendie était visible des ponts de Québec et plus d’une cinquantaine de pompiers s’acharnaient à limiter les dégâts.

De plus, l’incendie est survenu dans un secteur de la municipalité qui n’est pas desservie par le réseau d’aqueduc, ce qui a contraint le service des incendies à faire appel à davantage d’effectif, notamment pour transporter l’eau entre le village de Saint-Apollinaire et la meunerie en flammes. «On n’a pas manqué d’eau, mais le réseau municipal a été lourdement hypothéqué du fait que nous devions y puiser d’importantes quantités d’eau», a indiqué le chef pompier Martin Miller. Privées d’eau, une école primaire et une garderie ont dû fermer leurs portes. Les pompiers ont également dû composer avec les risques particuliers inhérents à un incendie de meunerie, notamment en ce qui a trait aux risques d’explosion.

Un litige existe à l’heure actuelle entre la municipalité de Saint-Apollinaire et le propriétaire de la meunerie, Bernard Couture, quant au raccordement de cette partie de la municipalité au réseau. Des négociations ont eu cours entre les deux parties qui ne sont pas parvenues à une entente, la somme exigée de la municipalité à l’homme d’affaires (environ 700 000$) était trop élevée.

Une quinzaine d’employés perde ainsi leur gagne-pain et M. Couture jugeait qu’il était trop tôt pour statuer sur une éventuelle reconstruction. La meunerie Trans Canada fabriquait de la moulée pour porcs, vaches laitières et volaille et était en opération depuis une quarantaine d’années. Personne n’a été blessé et les dommages sont sommairement évalués à un million de dollars.




Californie -
Schwarzenegger (Rép) menace de supprimer 20 000 emplois

17 02 2009

( Agence Nomade Média ) - Vingt mille fonctionnaires de Californie risquent de perdre leur emploi en raison du bras de fer que se livrent le gouverneur républicain d’Arnold Schwarzenegger et la majorité de représentants et sénateurs démocrates de la Californie.

Le gouverneur menace d'envoyer les lettres de licenciement, dès aujourd'hui, si le budget qu'il propose afin de combler un déficit évalué à 42 G$ US en 2010 n’est pas approuvé.

Le budget Schwarzenegger prévoit, entre autres, 14,4 G$ US de revenus supplémentaires grâce à de nouveaux impôts, une mesure impopulaire, même chez certains élus républicains de la Californie.

Après trois jours de négociations intensives, l'Assemblée législative et le sénat californien étaient toujours dans l'impasse ce matin.

Le gouverneur Schwarzenegger s'apprête à envoyer 10 000 premières lettres de mise à pied à ses fonctionnaires, mesures qui seraient effectives le 1er juillet.

Il a aussi stoppé tous les projets de travaux publics, dont ceux pour réparer et renforcer des routes et des ponts du comté de Los Angeles qui menacent de s'effondrer au moindre tremblement de terre.

Déjà, en novembre, de nombreux travaux d'infrastructure avaient été suspendus.

(Agence QMI)




Les principales dispositions du plan de relance américain

17 02 2009

( leParisien.fr - Paris ) - Un tiers du gigantesque plan de relance économique américain de 787 milliards de dollars, promulgué mardi par Barack Obama, est constitué d'allégements fiscaux, soit environ 286 milliards de dollars. Le reste repose sur des dépenses publiques dans des projets susceptibles de participer à la relance économique. Objectif : créer ou sauver 3 à 4 millions d'emplois.

Les réductions fiscales

- Parmi ces réductions, figure la mesure phare voulue par Obama pour honorer ses promesses de campagne. Les personnes seules empocheront 400 dollars et les familles 800 dollars par an en 2009 et 2010. Environ 95% des familles américaines devraient en bénéficier.

- Le projet comporte plus de 20 milliards de réductions d'impôts destinées aux entreprises.

- Parmi les autres mesures les plus emblématiques, figure la reconduction et l'aménagement d'un crédit d'impôt pour les énergies renouvelables qui coûtera 13,1 milliards de dollars. Au total, les dépenses dans le secteur des énergies renouvelables s'élèvent à 19,9 milliards. A noter également 11 milliards de dollars destinés à moderniser le réseau électrique.

> Des aides sociales

Par ailleurs, 43,7 milliards de dépenses sociales seront allouées à l'aide aux familles et aux personnes touchées par la crise, dont 26,9 milliards pour prolonger un dispositif d'urgence pour l'indemnisation des chômeurs.

> Infrastructures et immobilier

- Les autoroutes reçoivent 27,5 milliards et les transports publics 8,4 milliards.

- Le logement social va bénéficier d'une enveloppe de près de 10 milliards.

> Aides aux secteurs de la science, de la santé, de l'éducation

- Plusieurs agences et instituts de recherche vont obtenir près de 6 milliards de dollars, dont 1 milliard pour la Nasa, l'Agence spatiale américaine.

- Le secteur de la santé obtient 19 milliards pour développer des emplois liés aux nouvelles technologies.

- Le chapitre de l'éducation, d'un total de 105,9 milliards, prévoit un «fonds de stabilisation budgétaire» pour les Etats de 53,6 milliards, destiné notamment à financer des rénovations d'établissements scolaires.




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17 02 2009

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Marcel Charland, tarologue professionnel,

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Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

17 02 2009

Prévisions

Émises à: 16h02 HNE le mardi 17 février 2009

Ce soir et cette nuit:

Passages nuageux. Vents du sud-ouest de 20 km/h devenant légers ce soir. Minimum moins 15.

Mercredi:

Ensoleillé avec passages nuageux. Ennuagement graduel en après-midi. Vents devenant du nord-est à 20 km/h en après-midi. Maximum moins 3.

Mercredi soir et nuit:

Nuageux. Neige débutant en soirée. Accumulation de 5 cm. Poudrerie au cours de la nuit. Vents du nord-est de 20 km/h avec rafales à 40 augmentant à 40 avec rafales à 70 au cours de la nuit. Minimum moins 6.

Jeudi:

Neige. Maximum moins 2.

Vendredi:

Neige intermittente. Minimum moins 6. Maximum moins 3.

Samedi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 10. Maximum moins 6.




Disparition de David Fortin : Le mystère persiste

17 02 2009

( Radio-Canada.ca ) - SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN (RC) - Le mystère demeure entier une semaine après la disparition de David Fortin, cet adolescent de 14 ans d'Alma, qui aurait été victime d'intimidation à son école.

Lundi, une cinquantaine de bénévoles ont participé à Alma à une battue en vue de retrouver l'adolescent porté disparu depuis mardi matin dernier.

Cette battue, organisée dans différents secteurs de la ville, était une initiative de la famille. Elle n'a pas été encadrée par la Sûreté du Québec (SQ).

Mardi matin, des policiers ont annulé la visite des plongeurs de la SQ, qui devaient explorer la rivière Grande-Décharge. Les traces de pas menant à la rivière, qui ont été retrouvées lundi lors de la battue organisée par la famille, se sont finalement avérées être l'oeuvre d'un kayakiste qui s'est par la suite rapporté aux policiers.

La situation est également floue du côté de la Mauricie, où la Sûreté du Québec avait reçu des signalements. Après avoir visionné les vidéos des centres commerciaux où David Fortin aurait été aperçu, les parents de l'adolescent ne sont pas parvenus à reconnaître leur fils.

L'équipe de bénévoles mobilisée par la famille pense maintenant poursuivre les recherches du côté du Saguenay.

Par ailleurs, la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean a formellement identifié deux étudiants de l'école Camille-Lavoie d'Alma qui auraient harcelé David Fortin. Les deux jeunes ont été retirés de leur classe et confiés à des éducateurs spécialisés en attendant la fin de l'enquête interne.




Obama va signer un gigantesque plan de relance

17 02 2009

( Agence France-Presse - Denver ) - Le président Barack Obama devait signer ce mardi un gigantesque plan de relance et mettre un peu de baume à une économie américaine rappelée le même jour aux dures réalités du moment et au risque de faillite de ses constructeurs automobiles.

C'est à Denver que M. Obama devait promulguer et ainsi permettre la mise en application de ce plan de 787 milliards de dollars, fait d'investissements dans les grands chantiers publics pour créer des emplois, et d'abattements fiscaux pour stimuler la consommation.

Selon M. Obama, le plan sauvera ou créera plus de 3,5 millions d'emplois en deux ans. Il jettera aussi les bases d'une nouvelle économie au développement durable, dit-il; avant la signature, M. Obama devait visiter une installation solaire pour montrer comment l'argent serait employé en faveur des énergies renouvelables.

L'approbation de ce plan la semaine passée par le Congrès représente un succès pour M. Obama. Presque entièrement accaparé par la plus grave crise économique qu'ait connue les États-Unis depuis longtemps, M. Obama n'a pas ménagé ses efforts pour obtenir son adoption. Il devait y apposer son paraphe dans la ville même où il a suscité l'espoir de changement chez des millions d'Américains en acceptant de représenter son parti à la présidentielle.

L'économie américaine, qui a perdu 3,6 millions d'emplois depuis le début de la récession, est cependant loin d'être au bout de ses peines. M. Obama a insisté lui-même sur le fait que ce plan ne serait que l'une des composantes de l'action gouvernementale face à ce qui selon lui pourrait tourner au désastre économique.

Son secrétaire au Trésor, Tim Geithner, a présenté la semaine passée un plan de stabilisation du système financier qui a tout sauf convaincu les marchés.

Mercredi, dans l'Arizona, l'État de son adversaire malheureux à la présidentielle John McCain, M. Obama devait dévoiler des mesures pour l'immobilier, le secteur d'où est partie la crise pour contaminer le reste de l'économie.

L'idée est de faire en sorte que les propriétaires, confrontés à la dépréciation de leur bien ou au chômage, ne se retrouvent pas dans une situation inextricable et que les banques évitent de recourir à l'arme ultime de la saisie, comme elles le feraient chaque jour pour des centaines d'Américains.

En parcourant le pays et en tenant des réunions publiques aux airs de campagne électorale, le très populaire M. Obama montre qu'il est à l'écoute des Américains et a la ferme intention d'honorer les promesses faites.

M. Obama, auxquels les Américains semblent vouloir accorder du temps face à l'ampleur de la crise, dit attendre une «amélioration importante» à partir de l'année prochaine. D'ici là, prévient-il, les choses risquent encore d'empirer.

Les Américains étaient rappelés mardi à la gravité du moment par la situation de leurs emblématiques constructeurs automobiles.

C'est mardi que deux des trois «grands de Detroit», General Motors et Chrysler, devaient informer le gouvernement de l'évolution de leurs plans de restructuration, comme ils se sont engagés à le faire pour bénéficier de l'aide fédérale et échapper à la faillite.

Dans ses dernières semaines, l'administration Bush a consenti à leur verser 17,4 milliards de dollars. Sur ce total, General Motors devaient recevoir les 4 derniers milliards de dollars ce mardi.

Mais General Motors et Chrysler sont tenus d'utiliser l'argent pour revenir à la viabilité. S'ils ne sont pas capables de faire la preuve de leur viabilité à long terme d'ici au 31 mars, elles devront rembourser.




Afghanistan: Obama remercie le Canada

17 02 2009

( Joël-Denis Bellavance - La Presse ) - (Ottawa) - Le président des États-Unis, Barak Obama, souhaite que le Canada continue à jouer un rôle important en Afghanistan après le retrait des 2500 soldats canadiens prévu en 2011.

Dans une entrevue accordée au réseau CBC, ce matin, le nouvel homme fort de la Maison-Blanche a salué le rôle important joué en Afghanistan par le Canada depuis 2002. M. Obama, qui effectue sa première visite à l'étranger à Ottawa jeudi, a évoqué la «contribution extraordinaire» du Canada et exprimé sa gratitude à l'endroit des familles ayant perdu un proche dans cette difficile lutte contre le terrorisme.Le président compte profiter de sa première rencontre avec le premier ministre Stephen Harper jeudi pour discuter de la suite des choses dans ce pays ravagé par des années de guerre. Durant la dernière campagne présidentielle, Barak Obama a promis d'augmenter de manière substantielle le nombre de soldats américains déployés en Afghanistan. Quelque 20 000 soldats américains de plus pourraient y être déployés.

Dans l'entrevue à CBC, qui sera diffusée mardi soir, M. Obama affirme que les pays alliés ne pourront pas couronner cette mission en Afghanistan en misant uniquement sur la force militaire. Il faut, selon lui, consacrer davantage d'efforts à la diplomatie et à la reconstruction ainsi qu'au développement humanitaire.

« Je suis convaincu que l'on ne peut résoudre la question afghane, (freiner) les talibans et l'expansion de l'extrémisme par la seule voie militaire. Nous devons avoir recours à la diplomatie et au développement... », a plaidé le président américain.

Le gouvernement Harper a déjà fait savoir à plusieurs reprises qu'il n'avait pas l'intention de prolonger le séjour des soldats canadiens au-delà de février 2011, date prévue du retrait des troupes approuvée par une résolution adoptée par la Chambre des communes.




L'ancien premier ministre péquiste arrêté pour excès de vitesse

17 02 2009

( 7sur7 - Bruxelles-Montréal ) - L'ancien premier ministre séparatiste du Québec Bernard Landry, 71 ans, a été arrêté pour excès de vitesse. Son permis de conduire lui a été retiré pendant une semaine et il s'est vu infliger une amende de 1.000 dollars canadiens.

L'ancien premier ministre, en fonction de 2001 à 2003, a été interpelé le 5 février à Saint-Basile-le-Grand, alors qu'il roulait à plus de 120 km/h sur une route où la vitesse est limitée à 50. Après une conférence à Sherbrooke, M. Landry allait chercher sa femme à Verchères pour se rendre ensuite à l'enregistrement de l'émission Tout le monde en parle de Radio-Canada.

Selon La Presse Canadienne, M. Landry aurait expliqué qu'ayant renoué depuis peu avec la conduite automobile (il a eu un chauffeur jusqu'en juin 2008) et n'ayant pas conduit de voiture pendant 15 ans, il doit se réhabituer et soutient pouvoir être victime de distraction ici et là. (SC)




Consutations privées de Tarot

17 02 2009

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Marcel Charland, tarologue professionnel,

venus25456@yahoo.ca




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

17 02 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 11h00 HNE mardi 17 février 2009

Condition:

Généralement ensoleillé

Température:

-3,7°C

Pression / Tendance:

102,4 kPa / à la baisse

Visibilité:

24 km

Humidité:

69%

Refr. éolien:

-9

Point de rosée:

-8,5°C

Vent:

SSO 13 km/h

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le mardi 17 février 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Températures stables près de moins 3.

Ce soir et cette nuit:

Passages nuageux. Minimum moins 16.

Mercredi:

Ensoleillé avec passages nuageux. Ennuagement graduel en mi-journée suivi de faible neige débutant en fin de journée. Vents devenant du nord-est à 20 km/h en après-midi. Maximum moins 3.

Jeudi:

Neige. Minimum moins 4. Maximum moins 1.( Accumulation de 10 à 15 cm )

Vendredi:

Neige intermittente. Minimum moins 5. Maximum moins 3.

Samedi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 10. Maximum moins 6.




La reconstitution de la bataille des Plaines annulée

17 02 2009

( Denis Lessard - La Presse ) - (Québec) - La Commission du Parc des champs batailles a confirmé l'annulation de la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham à Québec cet été.

En point de presse cet avant midi, le président Andre Jumeau a expliqué que les «choses sont allées trop loin». «Il n'a jamais été de nos intentions de faire des événements un prétexte à une fête».Il n'y aura donc pas de reconstitution de la bataille ni de bal masqué, deux événements qui avaient soulevé des critiques acerbes dans les milieux nationalistes.

Le site internet de la Commission tiendra compte de la bataille de septembre 1759 et il y aura des fouilles archéologiques. La Commission fera une exposition sur «l'État de siège» à Québec. Il y aura aussi un colloque sur la guerre de Sept Ans.

«La programmation doit enlever l'idée d'un événement purement festif.»

«On a un devoir de sécurité, dira M. Juneau. «La Commission ne pouvait assurer la sécurité des familles», a-t-il dit, jugeant «odieux» que l'on ait prêté des intentions politiques au projet.




Pas de reconstitution des batailles cet été sur les plaines d'Abraham

17 02 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Les reconstitutions des batailles des plaines d'Abraham et de Sainte-Foy qui devaient avoir lieu l'été prochain sur les plaines d'Abraham, pour commémorer les 250 ans des événements ont été annulées en raison des critiques, commentaires et menaces terrorisantes soulevés ces dernières semaines à ce sujet.

C'est ce que vient de confirmer en conférence de presse le président de la Commission, André Juneau.

Par contre, diverses manifestations et colloques, des fouilles archéologiques, publications historiques, de bien plattes succédanés, auront lieu sans toutefois attirer les touristes étrangers à Québec.

Pour André Juneau, c'est la sécurité des participants et du public qui a été considérée en tout premier lieu.

Les Falardistes et Bourgeoigistes ont de quoi festoyer aujourd'hui. Leurs menaces terrorisantes ont fait reculer le fédéral et leur marionnette André Juneau.

Quelle sera maintenant la prochaine étape dans l'escalade de la terreur des terroristes indépendantisses?

Tout est possible!

Un jour triste que ce 17 février 2009, triste pour les Québécois qui sont aussi Canadiens, triste pour la démocratie en général!

Les Québécois viennent de recevoir toute une giffle au visage et ils perdent encore une autre bataille, 250 ans plus tard.

C'est très malheureux.




Commissions scolaires -
Portables coûteux

17 02 2009

( Exclusif - Sébastien Ménard - Le Journal de Montréal ) - Alors que les écoles manquent de ressources, deux commissions scolaires ont dépensé des dizaines de milliers de dollars pour fournir des portables flambant neufs à leurs élus, une décision qui soulève la grogne de la Ligue des contribuables.

«Ils n'ont pas le sens des priorités», dénonce Claire Joly, porte-parole de l'organisme.

«Quand on considère tous les problèmes qu'il y a dans les écoles, on se rend compte qu'il y a des besoins beaucoup plus fondamentaux que d'acheter des portables pour des commissaires.»

Internet à la maison

Des factures obtenues par le Journal révèlent que les commissions scolaires du Val-des- Cerfs, en Estrie, et au Coeur-des-Vallées, en Outaouais, ont dépensé respectivement 31 261,86 $ et 23 336,35 $ pour offrir des ordinateurs portatifs à leurs commissaires, il y a quelques mois.

La Commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) a également décidé de payer la moitié de leurs frais de connexion résidentielle à internet.

Au total, l'organisme a prévu dépenser pas moins de 61 000 $ au bout de quatre ans pour équiper ses élus et les brancher au Web.

La CSVDC soutient que cette dépense a été effectuée afin d'éliminer le papier lors des séances du conseil des commissaires. Mais le Journal a remarqué que certains documents en format papier étaient encore utilisés lors d'une récente assemblée.

«Les gens vont peut-être s'imprimer l'ordre du jour [...]», convient le vice-président de la CSVDC, Jean Gratton.

«On n'est pas responsable de ce que la personne imprime à la maison», ajoute la conseillère aux communications, Sandra Thibodeau.

17 000 $ de plus

Jean Gratton reconnaît que ce virage technologique aura coûté, après quatre années, 17 000 $ de plus que les traditionnels frais de photocopies et d'expédition. «On a fait le pari que ça deviendrait éventuellement plus dispendieux de continuer comme avant», dit M. Gratton.

Selon lui, il est nécessaire de défrayer la moitié des frais d'accès à internet des élus, puisque l'acquisition des portables entraîne une obligation de détenir une connexion.

«Certains commissaires n'auraient pas accès à internet, eut été de cette décision-là», pense-t-il.

La Commission scolaire au Coeur-des-Vallées soutient-elle aussi avoir acheté des portables dans le but de réduire la quantité de papier utilisé lors des assemblées, ainsi que les frais de photocopies et d'expédition.

La fréquence et la durée des assemblées du conseil varient d'une commission scolaire à une autre. À la CSVDC, les élus siègent publiquement 12 fois par année, mais participent à deux ou trois autres réunions par mois.




Disparition de Marilyn Bergeron il y a exactement un an -
La famille fait le point

17 02 2009

( LCN ) - La famille de Marilyn Bergeron a fait le point ce matin sur le blitz de recherches qui s'est déroulé cette fin de semaine dans 40 villes canadiennes.

Les feuillets distribués ont permi de recueillir des informations sur le site Internet créé pour les recherches de Marilyn.

La famille en a profité pour annoncer qu'une récompense de 10 000 $ est offerte à toute personne pouvant fournir de l'information qui permettrait de retrouver Marilyn Bergeron. C'est un donateur anonyme qui offre une somme par l'entremise de l'organisme Jeunesse au soleil.

Les parents de Marilyn Bergeron ont rappelé que les disparitions d'adultes touchent peut-être moins la population que celles d'enfants, mais qu'ils sont tout aussi douloureuses.

Marilyn Bergeron a été vue pour la dernière fois le 17 février 2008, dans un café de Saint-Romuald, à Lévis.

Dimanche, la police de Québec a rendue publique une bande vidéo montrant la jeune femme dans un guichet automatique, le matin de sa disparition.




Une énorme collection de porno

17 02 2009

( Éric Thibault - Le Journal de Québec ) - La poursuite a réclamé une peine exemplaire de trois ans de pénitencier, hier, aux dépens du plus gros collectionneur de pornographie juvénile jamais arrêté dans l'histoire de la Sûreté du Québec.

Guillaume Couture, 29 ans, de Lac-Beauport, avait accumulé pas moins de 190 983 photos et 6287 vidéos de porno juvénile quand les policiers de l'escouade de cybersurveillance de la SQ sont débarqués chez lui, le 25 mars 2005.

Les policiers André Boileau et Patrick Duquette sont venus témoigner au Palais de justice de Québec, hier, qu'il s'agissait de la plus «impressionnante collection» du genre saisie par la SQ depuis qu'elle s'attaque à la cybercriminalité.

De plus, les fichiers étaient minutieusement répertoriés selon l'âge des victimes (on retrouvait des bébés jusqu'à des fillettes de moins de 12 ans) et selon le type de poses sexuelles explicites dans lesquelles elles se trouvaient (du plus «soft porn» au plus «hard core»).

Guillaume Couture ne se contentait pas d'acquérir ce matériel illicite : il en échangeait et en distribuait au moyen d'un serveur «sophistiqué» qu'il opérait lui-même sur internet. Un policier de l'agence Interpol, en Allemagne, l'a débusqué en naviguant sur le Web avant de transmettre le cas à la SQ.

«Il a opéré un véritable bar ouvert pour pédophiles. Il nageait littéralement dans une mer de pornographie juvénile. On parle d'une quantité astronomique de matériel, qui dépasse l'entendement. Les quantités saisies chez d'autres internautes déjà accusés ou condamnés dans le passé au Québec semblent presque insignifiantes en comparaison», a plaidé Me Sébastien Bergeron-Guyard pour la poursuite, en demandant au juge Carol St-Cyr d'imposer trois ans de pénitencier à cet employé d'une entreprise en informatique de Québec.

Père d'un enfant

Guillaume Couture a lui-même témoigné devant le juge pour exprimer ses remords et dire qu'il suivait une thérapie depuis trois ans, qu'il s'était trouvé une conjointe après son arrestation avec laquelle ils ont récemment eu un enfant.

«J'avais honte, j'étais gêné. Je ne pouvais plus continuer à vivre comme ça. J'ai pensé au suicide. Heureusement, j'ai eu ma famille et mes amis pour me supporter. J'ai réalisé la gravité de mes gestes et je ne veux pas recommencer», a-t-il déclaré en pleurant.

Son avocat, Me Jean Langlois, s'est employé à convaincre le juge que son client avait consacré les trois dernières années de sa vie à sa réhabilitation, qu'il avait plaidé coupable et qu'il perdrait assurément son emploi s'il devait aller en prison. Il a plaidé en faveur d'une peine à purger dans la collectivité. Le magistrat a pris l'affaire en délibéré jusqu'en juin prochain.




250e des plaines d'Abraham - Une conférence de presse sous haute surveillance

17 02 2009

( LCN ) - La conférence de presse sur le dévoilement de la programmation du 250e de la bataille des plaines d'Abraham et de la bataille de Sainte-Foy, ce matin, se fera sous surveillance policière.

Devant la controverse, la Commission des champs de bataille nationaux a demandé la présence de la police de Québec, mais on ne sait pas combien d'agents y seront affectés. Il s'agit d'une situation assez inhabituelle à Québec.

Une poignée de militants indépendantistes du Réseau de résistance des Québécois ont promis d'assiter à la conférence, pour réagir le plus rapidement possible aux détails de la programmation.

La Commission des champs de bataille nationaux a abandonné l'idée d'une reconstitution historique de la bataille.




La botte de terroristes

17 02 2009

( La chronique de J. Jacques Samson - Le Journal de Québec ) - Terrorisme: emploi de la violence à des fins politiques. Le terrorisme peut consister en actions criminelles ou être verbal : menaces, intimidation, chantage. C'est cette dernière forme qui a été employée avec succès et qui a mené à l'annulation de la reconstitution, l'été prochain, de la bataille des Plaines d'Abraham.

Des indépendantistes radicaux ont commémoré dimanche à Montréal le 170e anniversaire de la pendaison des patriotes. Pierre Falardeau a même fait un film sur le sujet. Tout cela était parfaitement légitime aux yeux de ces exaltés, mais parce que la reconstitution de la bataille des Plaines était par contre une initiative d'un organisme fédéral, ils en ont fait une célébration par Stephen Harper et Josée Verner de la domination des Canadiens français par les Britanniques. C'est du pur délire paranoïaque. Et, sur cette base, ils ont lancé des appels à la violence et à des perturbations de la paix sociale. La Commission des champs de bataille nationaux a choisi de battre en retraite, pour des raisons de sécurité.

Les censeurs

Lors de la préparation des fêtes du 400e de Québec, le gouvernement fédéral s'était bien gardé d'inviter toute personne de la famille royale britannique, de crainte encore que des agitateurs provoquent des débordements. Une petite cellule de radicaux qui, chaque 1er juillet, perturbe les activités de la fête du Canada à Québec, a réussi à faire occulter pendant le 400e un pan important de l'histoire et de la culture de Québec.

Même la venue de l'ex-Beatle Paul McCartney a donné lieu à une controverse. On verse dans le racisme.

La Commission des champs de bataille a battu en retraite pour une raison qui se défend. Il n'en demeure pas moins que les petits terroristes d'opéra sortent renforcés de ce débat et encouragés à pousser plus loin leurs moyens d'action. Hardis, ils se croiront capables d'arracher la rétrocession au Québec des Plaines, du port, de l'aéroport, de la Citadelle, et de faire déboulonner la statue de Wolfe !

Lorsque des incitations à la violence et à la haine sont lancées, lorsque des menaces directes sont proférées, comme ce fut le cas dans cette affaire, il s'agit d'infractions criminelles, et il est de la responsabilité des forces policières d'intervenir. Sinon, les libertés de pensée et d'expression ne sont pas respectées, et la majorité se retrouve, par la crainte, sous la botte d'une poignée de fanatiques. Une société démocratique doit parfois se protéger contre ce genre d'individus. C'est un devoir qui ne devrait jamais être négligé, mais c'est ce qui s'est produit ces dernières semaines.

Seul le manque de colonne politique du Solliciteur général, Jacques Dupuis, devant le courant nationaliste, peut expliquer son inaction face au chantage exercé publiquement et aux menaces.

L'histoire revue

Les commémorations sont des rappels historiques. Pas des célébrations. Les Américains commémorent les attentats du 11 septembre; ils ne les célèbrent pas. Des bien-pensants soulignent chaque anniversaire du drame de Polytechnique à Montréal. Ils ne le fêtent pas. Les Acadiens se remémorent chaque 15 août la déportation de leurs ancêtres. La fête des Acadiens est un rappel de la résistance de ce petit peuple qui a conservé sa langue et sa culture dans des conditions héroïques. Les mêmes leçons auraient pu être dégagées d'une commémoration très professionnelle de la bataille des Plaines.

Au Québec, toutefois, les événements à commémorer, par qui, et quel sens leur donner, seront cependant décidés dorénavant par le tribunal du Réseau de la résistance du Québec de Pierre Falardeau et Patrick Bourgeois.

C'est simplement une autre forme de domination de la majorité.




Québec horizon culture -
Faire de Saint-Roch le quartier le plus fou au pays

17 02 2009

( Jean LaRoche - Le Journal de Québec ) - Le réaménagement du secteur de la Pointe-aux-Lièvres devrait être la première étape afin de faire de Saint-Roch le quartier le plus fou au pays.

Samedi, Le Journal révélait les plans de ce que pourrait devenir Saint-Roch au cours des prochaines années. Lundi, le maire Régis Labeaume a expliqué que tout ce projet pourrait débuter par Pointe-aux-Lièvres, où la Ville espère aménager 600 nouvelles unités d’habitation et un immense parc. «Le terrain est dépollué et on peut lancer ça rapidement», dit-il.

Par contre, l’ensemble du projet visant à faire de Saint-Roch un quartier complètement éclaté prendra des années à réaliser, prévient M. Labeaume. Bientôt, la Ville lancera un concours afin d’imaginer le mobilier urbain le plus créatif possible.

«Si c’est pas fou, ça marchera pas. Il faut que ce soit différent du reste de la ville, pour donner à Saint-Roch une image distinctive», poursuit M. Labeaume. En tout, 1,2 million seront réservés au cours des deux prochaines années pour l’aménagement de ce mobilier urbain.

Habiter le quartier

Mais avant toute chose, le quartier Saint-Roch doit accueillir ses créateurs, poursuit M. Labeaume. C’est pourquoi près de 1 000 unités d’habitation seront construites au cours des prochaines années dans le quartier.

«Les promoteurs vont devoir se plier à nos exigences. Nous, on va demander aux créateurs dans quel environnement ils désirent demeurer. On a présentement 800 technos qui travaillent dans le quartier, mais qui ne vivent pas dans Saint-Roch. C’est là notre erreur», dit-il.

Plusieurs projets viendront aussi offrir une meilleure qualité de vie aux citoyens, dont la construction de garderies.

La rénovation et l’agrandissement de la bibliothèque Gabrielle-Roy permettront également d’en modifier profondément la vocation. «Ça deviendra un lieu très ouvert, où les usagers seront encouragés à interagir entre eux. Autrefois, c’était un lieu de silence. La bibliothèque deviendra un lieu de parole», assure Jean Tailleur.

La caverne et l’Îlot

Des images de la fameuse caverne de Robert Lepage ont également été dévoilées, hier. Même si plusieurs années pourraient s’écouler avant son ouverture, l’endroit deviendra un centre international de théâtre, où Ex Machina et les Gros Becs pourront se produire dans des salles comptant 350 et 650 places.

Les lieux ne seront pas beaucoup transformés, selon Jean-Pierre Vézina, vice-président d’Ex Machina. «On veut avoir l’impression de squatter les lieux», dit-il.

Par ailleurs, une vocation sera trouvée à l’Îlot des Palais, assure le maire Labeaume. «C’était devenu un projet dont le financement était complètement débridé. On a engagé quelqu’un pour élaborer un nouveau concept. On va tout repartir sur de nouvelles bases.»




Une récompense offerte pour retrouver Marilyn Bergeron

17 02 2009

( La Presse Canadienne - Montréal ) - Un an après la disparition de Marilyn Bergeron dans la région de Québec, une offre de récompense sera communiquée ce mardi.

Un donateur anonyme souhaite offrir, par l'entremise de l'organisme Jeunesse au Soleil, une récompense de 10 000 $ à toute personne pouvant fournir de l'information qui aiderait le Service de police de la Ville de Québec dans son enquête. Les renseignements concernant cette personne doivent être transmis au Service de police de la ville de Québec en composant le 418-641-AGIR (2447) ou le 1 800 711-1800 (Info-Crime).Des membres de la famille immédiate de la jeune femme rencontreront les médias au cours de la journée pour faire part des derniers développements au sujet de sa disparition.

Le 17 février 2008, la femme de 24 ans a quitté la résidence familiale en disant qu'elle allait prendre une marche. L'enquête a permis de découvrir qu'elle se serait rendue au guichet automatique d'une Caisse populaire de Loretteville. Elle aurait ensuite été aperçue pour la dernière fois dans un établissement de la chaîne Café Dépôt à Saint-Romuald.




Le Québec champion des recours collectifs

17 02 2009

( Karim Benessaieh - La Presse ) - En 2008, le Québec a été le champion sans conteste des recours collectifs au Canada. Plus de la moitié des demandes, soit 56 sur 106, ont été déposées dans la province, selon un bilan obtenu par La Presse. Listériose, cartel de l'essence, biberons au bisphénol A se sont retrouvés en vedette. Mais les juges semblent décidés à fermer le robinet depuis quelques mois, ont confié plusieurs avocats. L'enjeu est de taille, puisque avec une récente décision de la Cour suprême, on pourrait voir prospérer un nouveau type de cause, le recours collectif en environnement. État de santé de cet outil qui a fait son entrée au Québec il y a exactement 30 ans.

Comme des milliers d'hommes au Canada, André Fortin utilise de la mousse à raser Gillette, de 8 à 10 contenants par année. Mais lui, il est pointilleux. «Chaque jour, on se fait jouer sur mille et une choses», explique au bout du fil ce résidant de Saint-Charles-Borromée, près de Joliette. L'an dernier, il a eu un horrible soupçon: lui donne-t-on réellement les 255 grammes de mousse à raser auxquels il a droit?

Il a découvert que non.

Après s'être procuré une balance électronique, il a multiplié les calculs et s'est aperçu qu'on lui vendait 20% moins de mousse que ce qui est indiqué sur les contenants. Il estime ses dommages à 35$ au fil des ans. Il a déposé une demande de recours collectif le 20 novembre dernier, une des 56 enregistrées au Québec en 2008, selon un bilan obtenu en exclusivité par La Presse.

Et 56 demandes, c'est plus que la moitié des 106 requêtes déposées dans tout le Canada l'an dernier, selon les statistiques de l'Association du barreau canadien. Même le populeux Ontario arrive loin derrière le Québec, avec 24 demandes. De ce nombre, environ la moitié vont finalement être autorisés, se rendre en procès ou faire l'objet d'un règlement entre avocats.

Alors, le Québec est-il le paradis des recours collectifs, comme l'affirment depuis trois décennies ses détracteurs? Non, répondent unanimement les avocats québécois consultés par La Presse, qu'ils soient représentants de citoyens ou d'entreprises. «C'est un mythe, tranche François Lebeau, un des principaux associés du cabinet Unterberg, Labelle, Lebeau. Aux États-Unis, il y a des avalanches de recours collectifs. Si on dit que le Québec est le paradis du recours collectif, faudrait voir l'enfer!»

Le Québec voit naître plus de demandes de recours collectifs essentiellement parce que la loi qui les permet, adoptée en 1978, est la plus vieille au Canada. Depuis 30 ans, les citoyens peuvent également compter sur un Fonds d'aide qui a distribué plus de 2 millions en 2007 pour financer des recours.

Rapides sur la détente

Mais la plupart des avocats s'entendent sur un autre constat: des juges québécois semblent aujourd'hui plus réticents qu'il y a cinq ans à autoriser les recours collectifs. La tendance, encore confuse, est confirmée par les avocats des deux côtés de la clôture.

L'explication qui revient souvent, c'est que les avocats sont plus rapides sur la détente. Depuis qu'on a facilité les procédures pour autoriser les recours, en 2003, et donné la priorité à la première requête déposée à la fin des années 90, plus de demandes mal ficelées sont déposées en toute hâte. Elles seront plus vraisemblablement refusées.

«Il y a une précipitation qui est quant à moi malsaine, estime François Fontaine, de la firme Ogilvy Renault. Le recours parfois est mal entrepris, il est mal ficelé.»

Vétéran du recours collectif, qu'il pratique depuis 30 ans, François Lebeau se désole également de cette course à la requête apparue ces dernières années. «C'est un des gros problèmes. Moi, je n'aime pas ça faire la course inutilement.»

Professeur à la faculté de droit de l'Université de Montréal, Pierre-Claude Lafond constate lui aussi que certains dossiers sont déposés à la hâte, au détriment de la qualité ou de la solidité des arguments. «Les dossiers ne sont pas toujours à point. Ils sont refusés, mais pas parce que la Cour a décidé d'être plus restrictive.»

Le cinquième élément

Une autre théorie rassemble plusieurs avocats: certains juges semblent avoir décidé d'écarter les recours collectifs qu'ils estiment trop complexes, trop coûteux ou impossibles à gérer.

Ces juges auraient une tentation de «créer un cinquième critère», estime Me Lebeau, pour autoriser les recours collectifs. Il en existe officiellement quatre, essentiellement techniques, qui permettent de juger de la représentativité ou de la pertinence du recours. Ce cinquième critère caché, ce serait «l'opportunité». «On sent qu'il y a un questionnement: est-ce que ça va être gérable, cette affaire-là?»

Un des pères de la loi sur le recours collectif, Yves Lauzon, constate lui aussi un resserrement des autorisations, qu'il perçoit depuis six mois. «Il y a certains commentaires de juges qui semblent avoir tendance à interpréter les critères de façon plus rigoureuse.» Ce cinquième critère, il le qualifie plutôt de «proportionnalité» - est-ce que la procédure en vaut la peine?

Si les juges ont décidé de fermer le robinet, c'est qu'ils sont aujourd'hui coincés avec de trop nombreuses causes complexes autorisées depuis 2003, estime François Fontaine. «C'est ce que les juges commencent à vivre dans la pratique, des causes autorisées il y a cinq ans qu'on plaide sur le fond. Là, on se demande comment on va pouvoir gérer cette bibitte-là, ce monstre-là de dossiers avec des questions qui ne finissent plus.»

Son collègue François Lebeau, qui a notamment piloté le recours collectif des implants mammaires, appelle les magistrats à la prudence. «Attention, ne rejetez pas un recours simplement par crainte que ça va être difficile à faire comme procès. Le dossier des implants mammaires, ce n'était pas un petit dossier et il a été réglé. Ce n'était pas facile, mais ça s'est très bien géré.»

Le juge responsable de la Chambre des recours collectifs de la division de Montréal, André Prévost, nie que les juges se montrent plus sévères à autoriser les recours. «Sur les moyennes par tranches de trois ou cinq ans, je me retrouve toujours avec les mêmes moyennes de recours collectifs autorisés.» Cette impression de resserrement pourrait être due, selon lui, à un plus grand nombre de demandes déposées depuis 2003 - donc à un plus grand nombre de refus.




«Montréal est complètement désorganisée», affirme Louise Harel

17 02 2009

( Éric Clément - La Presse ) - Pour Louise Harel, pas question de regretter les fusions municipales que le gouvernement péquiste a mises en oeuvre en 2001. «Sur 61 fusions, 57 se sont bien déroulées, alors ça demeure un succès», dit-elle.

Selon l'ex-députée d'Hochelaga-Maisonneuve, l'échec du processus municipal dans l'île de Montréal n'a pas commencé avec les défusions à la fin de 2005, mais à l'automne de 2003 quand, au cours d'une fin de session parlementaire où l'esprit était « plus aux tourtières qu'à autre chose», le gouvernement de Jean Charest a utilisé le bâillon pour faire passer plusieurs lois, dont une qui a transformé la Charte de la Ville de Montréal.

«C'est là qu'a commencé la Grande Désorganisation avec un G et un D majuscules, dit-elle. Personne ne l'a vue venir. La modification de la charte a transformé la ville en une fédération de quasi-villes. Et cette modification s'est faite avec la résignation de Gérald Tremblay.»

Le casse-tête des parcomètres

Selon Mme Harel, les incohérences que constatent les Montréalais dans la métropole, lors du déneigement, sur la propreté, avec les différentes tarifications de parcomètres, viennent du fait que les arrondissements ont trop de pouvoirs. Et ces pouvoirs ont déstabilisé la Ville qui compte aujourd'hui 20 maires.

«Les arrondissements ont été créés sur le modèle des villes de banlieue, dit-elle. On est passé de présidents d'arrondissement à des maires d'arrondissement élus au suffrage universel. Ces maires ont des pouvoirs étendus. Ils ont tous des cabinets, des budgets de relations publiques et font même des relations internationales. Ils ont le pouvoir d'embaucher. Même le directeur général de l'arrondissement n'est plus choisi par la ville centre.»

Mme Harel dit voir «tous les jours cette désorganisation». «Au coin de la rue Ontario et du boulevard Pie-IX, je vais dans un café. Si je me gare sur Ontario, le tarif du parcomètre est différent de celui sur Pie-IX. Car sur Ontario, l'arrondissement a juridiction alors que sur Pie-IX, c'est la ville centre. C'est incohérent. Pour le déneigement, la ville centre n'a plus le dispositif qui, avant 2003, permettait de centraliser les actions en cas de besoin.»

Louise Harel ne comprend pas que le plan d'urbanisme soit confié aux arrondissements. «Vous vous rendez compte? C'est la porte ouverte à toutes les incohérences, dit-elle. Avant, tout grand projet devait passer nécessairement devant l'Office de consultation publique de Montréal. Comme ministre des Affaires municipales, je l'avais imposé à Pierre Bourque. Et c'était même dans le rapport que Gérald Tremblay avait préparé avec un comité à la demande de M. Bourque. Ça a bien changé par la suite...»

Mme Harel dit qu'elle «a rêvé cette ville avec moins d'inégalités et moins d'iniquités entre les arrondissements». Avant 2003, un dispositif, dit-elle, réduisait les écarts financiers entre arrondissements. «Ce n'est plus obligatoire aujourd'hui. Mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est la loi 22.»

Selon la loi 22, adoptée en juin dernier, les 15 villes reconstituées de l'île n'ont plus à débourser 30 millions par année pour les infrastructures et les équipements de Montréal. La somme est assumée par Montréal, en fait avec l'argent que Québec a donné à Montréal dans le cadre de son nouveau statut juridique de métropole.

«Ces 30 millions qui proviennent de tous les Québécois, et notamment de 130 villes dévitalisées, permettent aux villes de banlieue de baisser leurs taxes, dit-elle. Charest a acheté la paix avec les villes défusionnées avec ça. Ces 30 millions auraient mieux servi pour la décontamination des sols des quartiers ouvriers ou pour revitaliser Montréal-Nord et d'autres quartiers.»

Un appui nécessaire

Toutefois, Mme Harel espère que Québec et Ottawa continueront d'appuyer financièrement la métropole. «Comme on l'a vu à Québec de façon très concluante, l'apport d'investissements publics est nécessaire pour obtenir des investissements privés. Par ailleurs, il faut investir dans les transports en commun. Même sous Bush, les investissements américains en transports en commun étaient supérieurs à ceux du Canada. À Montréal, il faut plus de voies réservées pour les autobus et les taxis.»

Elle pense que le plan de transport de Montréal est intéressant, mais constate que les infrastructures routières vont chercher la plus grande partie des investissements publics québécois. D'ailleurs, elle est en faveur du retour des péages sur les autoroutes pour financer les transports en commun. Et elle pense que leur disparition, une décision du Parti québécois, était «une erreur».




Pascale Picard prend le large

17 02 2009

( Showbizz.net ) - En mars, le Pascale Picard Band prendra le large. Le groupe se produira dans plusieurs villes de France en plus de donner des concerts en Belgique et en Tunisie. Showbizz.net a rencontré la chanteuse et ses musiciens afin de tracer un bilan des derniers mois et parler de leurs projets futurs.

Le Pascale Picard Band, rappelons-le, c'est évidemment Pascale Picard mais aussi Philippe Morissette (basse); Serge Poulin (percussions) et Mathieu Cantin (guitare). Nous avons rencontré le groupe dans un resto de Québec, sa ville d'origine, il y a quelques jours.

Moments marquants

L'album 'me, myself et us' de Pascale Picard est sorti au Québec en avril 2007. Depuis, la jeune artiste et ses musiciens sont pris dans un véritable tourbillon. Le succès est au rendez-vous non seulement à domicile mais aussi en France.

Si le groupe avait à tracer un bilan des 12 ou 18 derniers mois, que pourrait-il dire?

'Il y a eu une couple de moments comme la sortie de l'album en France; la première partie de Paul McCartney; la tournée des festivals l'été dernier ainsi que la tournée de novembre-décembre que l'on a faites… On a fait vraiment beaucoup de shows au Québec. On a fait pas mal d'émissions, entre autres "Taratata", et de la promotion en France. Le 15 décembre, on a fait un showcase à New York dans le but d'essayer de courtiser les Américains et de leur faire sortir notre album là-bas. C'est pas mal ça qui se passe...', répond Pascale Picard.

Le groupe dit qu'il cueillera les fruits des efforts déployés en 2008 cette année. 'Premièrement, la (prochaine) tournée qu'on fera en France, c'est le résultat des efforts que la maison de disque a faits là-bas pour promouvoir l'album. On a déjà des shows qui sont sold-out. On a une tournée de 25 (villes) du 3 mars au 25 avril. En plus, avec les États-Unis, on leur envoie de nouvelles chansons. Ils veulent voir un peu de quel bois on se chauffe pour le deuxième. Ils ne veulent pas d'un artiste d'un seul album. Ils attendent de voir ce que l'on a', raconte la très volubile Pascale sans trop reprendre son souffle.

Malgré tout, avant d'ouvrir pour Paul McCartney, le 20 juillet, sur les Plaines d'Abraham, les membres du groupe n'avaient pas eu le temps de s'énerver, disent-ils. Il s'agissait tout simplement de leur spectacle habituel présenté devant une foule plus importante.

Le Pascale Picard Band n'a pas encore signé de contrat avec des représentants de l'industrie américaine du disque. Il a toutefois établi certaines relations. 'Je pense qu'on a bien fait ça. On a bien joué. On était rodé. On était en plein milieu d'une tournée. Dans ce temps-là, t'es confiant. C'est 45 minutes de show mais après, c'est de jaser avec le monde. C'est des relations d'humain à humain. (Un tel) a beau être le boss d'Universal, s'il trouve que t'as l'air d'une tête à claque, ça ne lui tentera pas de travailler avec toi. Nous, on s'assoie, on jase, on prend un verre avec tout le monde. C'est bien le fun. C'est un mélange de tout ça qui fait que (les gens) démontrent de l'intérêt, veulent entendre de nouvelles chanson et parlent de sortir l'album "me, myself et us" (aux États-Unis), peut-être vers la fin de l'année. Il n'y a cependant rien de concret. On est toujours en pourparlers', poursuit Pascale.

La rançon de la gloire

L'été dernier, le nom de Pascale Picard a servi à la campagne de promotion d'une chaîne de restauration rapide à l'insu de l'artiste. En septembre, Universal Music Canada présentait toutefois ses excuses et avouait avoir inclus par erreur la chanteuse dans une pub des restaurants Subway.

En mai dernier, l'ancien gérant de Pascale Picard avait également intenté un recours contre l'artiste et son groupe pour non-respect d'ententes et réclamait 250 000 $.

Avec la gloire viennent parfois de telles situations désagréables. Comment le groupe compose-t-il avec les aléas du métier?

'C'est dans n'importe quoi, dans n'importe quel métier que tu vas faire. Il y a des bons et des mauvais côtés. Il y a des jours plus durs et des jours mieux. Pour moi, c'est juste un bas de ce qui arrive. Ce n'est pas la fin du monde. On règle nos affaires. C'est comme ça je le vois. Ça finit toujours par se placer. Ça ne nous a pas empêchés d'écrire des bonnes tounes. Ça n'a rien changé dans nos vies vraiment', répond Pascale.

Nouveau matériel

Même si Pascale Picard et ses potes voguent encore sur la vague du succès de 'me, myself et us', le groupe a déjà commencé à écrire du nouveau matériel.

'Pendant toute la tournée de novembre et décembre, on a présenté deux nouvelles compositions. On avait déjà fait un petit bout de pré-production et de débroussaillage dans les mois de septembre et octobre. En ce moment, nous sommes dans les studios de l'Impérial de Québec et on travaille sur de nouvelles compos jusqu'au 27 février. Le 28, nos équipements partent en cargo pour la France. D'ici là, on travaille sur de nouvelles chansons. À chaque fois que nous aurons des temps libres, ce sera ça aussi. En mai, nous allons également enregistrer. Ce sera aussi le cas en août, septembre et octobre… À moins qu'il n'y ait des développement du côté des États-Unis et que l'on soit appelés à faire de la promo là-bas ou des spectacles', explique la jeune femme.

Le Pascale Picard Band se donne-t-il un échéancier précis pour lancer son deuxième album? 'Ce que l'on veut surtout, c'est de bien utiliser le potentiel du premier. S'il y a de l'intérêt à le sortir aux États-Unis, on va aller faire de la promo là-bas, quitte à repousser encore un peu la sortie du second. Ce que l'on veut, c'est de sortir le deuxième partout en même temps', répond Pascale.

Plus de 100 000 exemplaires de 'me, myself et us' ont trouvé preneur au Canada. Le quatuor est-il stressé à l'idée de lancer son éventuel prochain album ou de se 'planter', comme on dit en bon québécois?

'Je pense que tu fais un album pour toi. Il faut essayer de passer par-dessus ces histoires à savoir si on va se planter ou pas. Je veux dire, t'es pas là pour faire de la business. On fait de la musique. Si on sort un album, il sera comme on le veut', répond Mathieu.

'On va espérer que les gens l'aiment (…) mais il faut le faire pour nous à la base, ajoute Pascale. T'as toujours autant à perdre, que ce soit le premier ou le cinquième, ça peut toujours s'arrêter.'

Si l'on se fie à Pascale Picard, sur son deuxième opus, le groupe restera fidèle au style de musique qui l'a propulsé vers les sommets.

Des concerts

Le 27 février, le Pascale Picard Band se produira à l'Impérial de Québec avant de participer à une tournée qui le mènera dans plusieurs villes de France (deux représentations sont prévues à Paris); à Bruxelles, en Belgique, et à Tunis, en Tunisie. Le 25 mai, la formation offrira de nouveau un concert dans son Québec natal, à Gaspé.

Les deux spectacles en sol québécois sont des concerts qui étaient prévus lors de la tournée de l'automne dernier mais qui avaient dû être reportés.

'C'est la première fois que l'on fera du tour bus. Pour un band, c'est une autre histoire. Nous allons être ensemble 24 heures sur 24 pendant deux mois. Nous allons faire le tour de la France. Nous avons quand même des jours de congé à travers de ça. On va pouvoir visiter', explique la chanteuse au sujet de son prochain périple dans l'Hexagone.

Et comment s'est concrétisé le concert que donnera le groupe à Tunis le 19 avril? Son étiquette française a-t-elle eu un rôle à jouer? 'En fait, ce sont (les Tunisiens) qui nous ont contactés directement par notre MySpace, si je ne me trompe pas. On a mis ça dans les mains de notre compagnie de production en France. Finalement, ils ne voulaient pas s'en occuper. C'est nous qui faisons le booking de ce spectacle', explique Serge. 'On voulait y aller', ajoute de son côté Pascale.

Ce printemps, Pascale Picard et son band seront donc bien occupés!

( Site Internet de Pascale Picard )




Marc-André Grondin sera entouré d'Ellen Barkin et Famke Janssen dans 'The Chameleon'

17 02 2009

( Showbizz.net ) - L'acteur québécois Marc-André Grondin fera ses débuts dans un long-métrage en langue anglaise avec 'The Chameleon', un thriller psychologique dirigé par le réalisateur français Jean-Paul Salomé ('Les femmes de l'ombre'). Ellen Barkin ('Ocean's Thirteen', 'Someone Like You...') et Famke Janssen (la franchise 'X-Men', 'Taken') viennent également d'être ajoutées à la distribution.

Grondin jouera le personnage principal, celui d'un jeune homme qui est réuni à sa famille après avoir été identifié positivement dans un cas de personnes disparues. Les retrouvailles tourneront au vinaigre quand la famille commencera à avoir des doutes sur l'identité de celui qu'on croit être leur fils.

Barkin jouera le rôle de la mère et Janssen celui d'une agente du FBI. La distribution est aussi composée de Nick Stahl et Emilie de Ravin.

Le scénario a été coécrit par Salomé et Nathalie Carter. Le projet s'inspire d'un article intitulé 'The Chameleon: The Many Lives of Frederic Bourdin' et paru en août dernier dans le New Yorker. Bourdin, véritable caméléon, a usurpé l'identité de 39 personnes dont trois adolescents portés disparus.

Le projet sera produit par Bill Perkins, Cooper Richey, Ram Bergman et Marie-Castille Schaar.

Rappelons que Marc-André Grondin a obtenu une mise en nomination dans la catégorie du Meilleur espoir masculin pour sa performance dans le film 'Le premier jour du reste de ta vie' en vue de la prochaine cérémonie des César.

(source : The Hollywood Reporter)




Disparition de David Fortin 14 ans : Plongeurs dépêchés à Alma

17 02 2009

( Jean-Luc Lavallée - Le Journal de Québec ) - Des traces de pas dans la neige qui mènent à la rivière Grande Décharge ont été repérées hier par des bénévoles qui ratissaient différents boisés d’Alma au Lac-Saint-Jean, à la recherche de l’adolescent de 14 ans, disparu depuis 6 jours.

«On ne peut pas négliger cette information-là. On n’est pas en mesure de dire si c’est un aller-retour ou juste un aller dans la rivière parce qu’il a neigé par-dessus les traces (de pas)», a soulevé la porte-parole de la SQ, Martine Isabelle. Les plongeurs spécialisés de l’unité de Québec ont été dépêchés au Lac-Saint-Jean et ils évalueront ce matin s’ils peuvent aller à l’eau dans la rivière, là où le courant est très puissant.

«Peut-être que ça n’a aucun rapport non plus», a-t-elle précisé. Mais c’est un secteur «probable où il aurait pu aller» a signalé son confrère Jean Tremblay de la SQ sur les ondes de LCN. Plus de 50 proches et amis de la famille de David Fortin ont participé à la battue toute la journée en raquettes et à motoneige dans l’espoir de retrouver l’adolescent.

«Il a peut-être fait un abri de fortune dans le bois avec des branches ou il se trouve dans un camp. Il y a beaucoup de jeunes dans le coin (le secteur de la Pointe-des-Américains) qui font des camps», avait confié plus tôt la mère de David Fortin, Caroline Lachance. Les bénévoles avaient ciblé quatre ou cinq boisés près de la ville et de la maison familiale.

En Mauricie?

Le père de David, lui, s’est rendu dimanche en Mauricie où il a visionné les bandes vidéo d’un centre commercial, là où des témoins l’auraient aperçu. «Ce n’était pas fondé, il y a toujours un morceau de vêtement, soit les bottes, le manteau ou le pantalon, qui ne concorde pas avec sa description», a expliqué Caroline Lachance, précisant toutefois ne «pas être sûre à 100%» que ce n’était pas lui. Mais la SQ confirme que les vérifications se sont avérées négatives jusqu’à maintenant.

«Faut s’accrocher», a laissé tomber la mère de l’adolescent, convaincue que son fils est en fugue en raison du harcèlement qu’il subit depuis plusieurs années à l’école primaire et secondaire. «C’est un solitaire, il n’a pas confiance en personne, même pas en moi. Il ne me parlait plus parce qu’à chaque fois que je m’en mêlais auprès de la direction d’école, c’était pire et il se faisait écœurer encore plus.»

David Fortin aurait aussi été vu dans les derniers jours sur la route 155 à Lac-Bouchette, faisant de l’autostop. D’autres témoins ont rapporté l’avoir vu sur le bord de la route entre Saint-Félicien et Roberval mais ses parents sont sceptiques et croient peu plausibles ces renseignements.

Les informations peuvent être acheminées à la centrale d’information de la SQ au 1-800-659-4264.




Selon Alain Loubier -
«La Ville n'a pas d'affaire dans la télé»

17 02 2009

( Régys Caron - Le Journal de Québec ) - Le chef de l’opposition au conseil municipal, Alain Loubier, questionne la décision de la Ville de Québec d’investir 1 million de dollars dans la production d’une série télévisée qui serait tournée à Québec par le réseau TéléQuébec.

«On n’a pas d’affaire à faire ça, a tranché M. Loubier au cours d’un point de presse tenu hier. Je suis loin d’être convaincu que c’est le rôle d’une ville d’investir dans la production d’une émission de télévision.»

L’administration Labeaume s’est engagée à une telle participation à l’occasion du sommet Horizon Culture qui s’est tenu hier à Québec.

Les engagements de la Ville de Québec en matière des développement des arts et la culture s’élèveront à 15 millions de dollars au cours des trois prochaines années. Le ministère de la Culture et des communications s’est engagé à injecter la même somme.

Personne n’a interpellé le maire Labeau­me sur ce sujet lundi au conseil municipal.




Crash de Buffalo : Des éléments d'enquête retrouvés

17 02 2009

( Associated Press - Le Journal de Québec ) - Les enquêteurs ont mis la main lundi sur des éléments-clefs qui expliqueraient comment le pilote du vol 3407 de la Continental Express, qui s'est écrasé jeudi sur une maison de la banlieue de Buffalo, a tenté d'éviter le crash, qui a fait 50 morts.

Également lundi, les familles des victimes se sont rendues sur le lieu du drame, pour la première fois, déposant des roses en mémoire des victimes, les 49 passagers et une personne au sol. Elles ont également assisté, aux côtés de plus de 2000 personnes, à une prière.

La chute de l'avion dans le nord de l'Etat de New York s'est déroulée extrêmement soudainement et rapidement, en 26 secondes seulement, rendant le «Mayday», l'appel de détresse international, impossible, a expliqué Steve Chealander, porte-parole de l'Autorité de sécurité des transports (NTSB).

La cause de l'accident reste encore vague, l'appareil étant gravement endommagé et aucune défaillance mécanique n'ayant pour l'instant été identifiée, même si la glace apparaît être l'une des hypothèses ­envisagées.

L'équipage de l'appareil a signalé avant l'accident aux contrôleurs aériens «une accumulation significative de glace», sur les ailes et la vitre de la cabine de pilotage, malgré la mise en service du système de dégivrage 11 minutes après le décollage. Il semble ­également que l'appareil ait traversé «une forte zone de turbulences», au moment où il se préparait pour atterrir.

Steve Chealander avait déclaré dimanche que le pilote avait semblé ignorer les recommandations du NTSB, qui préconise l'arrêt du pilotage automatique en cas de givre. Il est possible que lorsque le pilote ait repris les commandes, cela ait alors provoqué un décrochage brutal et excessif, mais il ne s'agit encore que l'une des explications possibles, pas d'une ­certitude.

Les enquêteurs ont également découvert que le ­système de dégivrage avait fait l'objet de plusieurs vols de maintenance avant l'accident.

Le pilote Marvin Renslow, 47 ans, en était à 3379 heures de vol, il avait commencé à piloter ce type d'avion, le Dash 8, en décembre dernier.




La non-bataille des Plaines -
Décision néfaste pour l'industrie touristique

17 02 2009

( Annie Saint-Pierre - Le Journal de Québec ) - L’office du tourisme de Québec juge décevante la tournure des célébrations du 250e anniversaire de la bataille des Plaines d’Abraham qui prive la région d’importantes retombées économiques.

Au cours d’un entretien au Journal de Québec, le président du conseil d’administration de l’Office du tourisme de Québec, Dany Thibault, a manifesté sa déception à l’égard de l’abandon du projet de reconstitution de la bataille des Plaines d’Abraham qui aurait entraîné un grand nombre de figurants dans la région.

“C’était un événement à grand déploiement et comme toute activité de ce genre, c’est un événement qui aurait donné une grande visibilité pour la région”, a-t-il indiqué.

Pour l’Office du tourisme de la région, l’abandon de ce projet, annoncé par le président de la Commission des champs de bataille, André Juneau ce week-end, en raison de la controverse soulevée, est néfaste pour toute l’industrie touristique de la région.

2000 figurants

Selon certaines estimations, la reconstitution de la bataille aurait nécessité la présence de plus de 2000 figurants. Le président de l’Office du tourisme évalue que près de la moitié d’entre eux seraient venus de l’extérieur de la région.

“Ce sont des retombées perdues pour les hôtels et les restaurants si l’on considère qu’un visiteur dépense, en moyenne, 350 dollars pour un séjour à l’extérieur”, calcule-t-il.

L’annulation de ce grand événement engendre non seulement la disparition de ces retombées mais affecte le potentiel de visibilité et le positionnement de l’industrie touristique de la région à l’échelle planétaire.

“Avec toute cette chicane, on parle de nous partout dans le monde mais pas pour les bonnes raisons”, lance M. Thibeault.

Attentes

Le président de l’Office du tourisme, qui est aussi le directeur général du Hilton Québec, mentionne que l’établissement hôtelier n’avait reçu aucune réservation jusqu’ici pour la reconstitution de la bataille des Plaines d’Abraham.

L’industrie touristique de Québec souhaite tout de même que la programmation de cette fête, qui doit être dévoilée mardi, permette aux hôteliers et restaurants de bénéficier de tout le potentiel que représente cet événement.




Québec horizon culture : 30 M$ pour la relève culturelle

17 02 2009

( Jean Laroche - Le Journal de Québec ) - Le maire Régis Labeaume veut faire de Québec la capitale de la relève culturelle, grâce notamment à un investissement de 30 millions d’argent neuf, au cours des trois prochaines années.

Selon le maire Labeaume, Québec doit profiter de Québec Horizon Culture pour créer un véritable «buzz» autour de la ville.

«Il faut développer l’image Québec et se démarquer en devenant les champions de la relève culturelle. Partout au pays, il faut que les jeunes créateurs sachent qu’ils doivent passer par Québec. La relève nous fera veiller tard et nous dérangera, mais c’est tant mieux. C’est comme ça qu’on se démarquera», dit-il.

Le maire Labeaume dit souhaiter voir d’autres Robert Lepage choisir de «parcourir le monde et revenir dormir quelques fois dans leur ville.»

«Avant, quand on parlait de culture, on disait souvent que les projets avortaient. Maintenant, on dit que Québec est un incubateur. Ce serait bien que la génération suivante puisse se rendre jusqu’à l’adolescence», image Robert Lepage.

Selon lui, Québec Horizon Culture aura surtout permis aux créateurs de Québec de créer des liens avec les gens d’affaires. «Tenir une journée comme celle-là était la suite logique du succès du 400e. L’an dernier, on a dû travailler avec des gens provenant des autres domaines, qui étaient des inconnus pour nous. Les principaux champions de Québec ne se connaissaient pas. Le 400e nous a permis de nous rencontrer et nous devons maintenant continuer sur cette lancée», affirme-t-il.

Investissements

La Ville de Québec investira 680 000$ dès l’exercice en cours afin de démarrer certains projets, dont la production télévisuelle. En 2010 et 2011, un peu plus de 1 M$ supplémentaires seront réservés à la culture. À celà, il faut ajouter près de 9,5 M$ en infrastructures, notamment pour le projet de rénovation de la maison Loyola et le mobilier urbain éclaté de Saint-Roch.

Pour sa part, le ministère de la Culture investira 5,7 M$ dans différents nouveaux fonds réservés notamment aux bibliothèques, à la restauration des biens patrimoniaux et aux équipements culturels. De plus, le ministère augmente de 9M$ l’Entente de développement culturel de la Ville. Celle-ci s’élèvera donc à 30 M$, au cours des trois prochaines années.

«La journée est un très beau succès. Il y a beaucoup d’argent neuf sur la table et nous avons maintenant une vision claire de ce qu’on veut faire», affirme le maire Régis Labeaume.

Quelques annonces

- 19,4 M$ pour rénover et agrandir la bibliothèque Gabrielle-Roy.

- 10 M$ pour la création d’un fonds d’investissement pour les bibliothèques.

- 9 M$ supplémentaires pour l’Entente de développement culturel de la Ville de Québec.

- 9 M$ pour la création d’un fonds d’investissement dédié aux équipements culturels.

- 9 M$ pour la transformation du Temple Wesley en maison de la littérature.

- 6,4 M$ pour la restauration de la Maison Loyola.

- 4 M$ pour la création d’un fonds d’investissement dédié à la restauration de biens patrimoniaux.

- 3 M$ pour élargir le programme d’aide à la relève Première Ovation à d’autres disciplines artistiques.

- 2,5 M$ pour faire de Québec le deuxième pôle de production télévisuel de la province.

- 1,2 M$ pour miser sur le design et l’art public, dans Saint-Roch.

- 825 000 $ pour mettre en place une mesure d’aide régionale au démarrage de productions audiovisuelles.

- 750 000 $ pour permettre aux entreprises phares de Québec de rayonner sur les scènes nationale et internationale.

- 750 000 $ pour aider à la production de contenus culturels numériques.

- 500 000 $ pour la création du fonds d’investissement en technoculture.

- 300 000 $ pour impliquer le secteur privé dans le financement de la culture.

- 300 000 $ pour accroître le mécénat culturel.




Québec partagera la facture de l'étude sur le TGV avec d'autres villes

17 02 2009

( Claude Vaillancourt - Le Soleil ) - (Québec) - La Ville de Québec ne paiera que 85 000 $ des 350 000 $ que coûtera l'étude sur les bénéfices économiques et sociaux que pourrait entraîner la construction d'une ligne de TGV entre Québec et Windsor.

«Les villes de Montréal, de Toronto, de Laval et de Windsor et la communauté métropolitaine de Montréal ont accepté de participer au financement de cette étude», a annoncé, hier, le maire Régis Labeaume, lors de la réunion du conseil municipal.Faisant état de la mission qu'il vient de mener en France et de la commande qu'il a adressée à la Société nationale des chemins de fer (SNCF), le maire Labeaume a voulu rassurer l'opposition qui lui reproche d'engager des frais sans consulter les élus au préalable.

«Il n'est pas question qu'on reste en gare, a tonné le maire Labeaume. Les appuis politiques à cette conciliation Québec-Windsor augmentent sans cesse et le pire serait de laisser le gouvernement fédéral faire ses calculs et de l'attendre béatement.»

Visiblement peu intéressé à rouler dans le wagon de queue, le maire de la Ville de Québec se réjouit que «tous ces maires pensent qu'un TGV est nécessaire».

Il a rappelé qu'un TGV roulerait dans un bassin de 18 millions de personnes, soit 60 % de la population du Canada, et qu'il réunirait trois des quatre plus grandes villes du pays.

À son avis, «le Canada est en retard» dans ce moyen de locomotion. «Les gouvernements supérieurs ne veulent que mettre à jour une étude réalisée en 1996 sur le sujet, a prévenu le maire Labeaume. Ce serait de l'angélisme politique que de les laisser travailler seuls.»




TQS met (enfin) fin à Monsieur Showbiz et au Retour

17 02 2009

( Richard Therrien - Le Soleil ) - Les émissions Monsieur Showbiz et Le retour de Benoît Gagnon disparaîtront de la grille de TQS le 20 mars, trois mois avant la fin des contrats des deux équipes.

Le diffuseur explique avoir pris cette décision parce qu'il a devancé sa programmation estivale pour répondre au «contexte économique fragile». Mais les mauvais résultats d'écoute de ces émissions ne sont pas étrangers à leur disparition prématurée.Mises au monde en catastrophe par la maison de production Pixcom en octobre dernier, au milieu de la tourmente à laquelle faisait face TQS, ni l'une ni l'autre de ces émissions n'ont réussi à obtenir des résultats d'audience satisfaisants. La semaine dernière, Monsieur Showbiz a rallié en moyenne 60 000 adeptes, et Le retour, 55 000. Comble de l'ironie, Le 1730, le bulletin de fin de semaine à TQS, a attiré 254 000 téléspectateurs la fin de semaine dernière.

Si Le retour a été épargné par la critique, il en est tout autrement pour Monsieur Showbiz, qui semblait disposer de moyens de fortune. «De la radio à la télé», ont critiqué plusieurs.

L'émission d'Érick Rémy a d'ailleurs fait l'objet de délirantes parodies de Pierre Brassard à Infoman. «J'aimerais pouvoir vous annoncer la victoire de Barack Obama, mais le communiqué est resté pogné dans le fax», a déjà ironisé l'humoriste.

L'émission a atteint le fond au lendemain des Grammy, en annonçant les gagnants de l'année précédente. Érick Rémy a dû faire un erratum le lendemain.

TQS refuse pour l'instant de dévoiler les titres qui remplaceront les deux émissions. Le diffuseur ne se prononce pas non plus sur le retour des émissions 2 laits, 1 sucre et Le midi avec André Arthur.

Le réseau mise beaucoup sur sa programmation du printemps, qui ramènera Loft Story, en plus d'installer deux nouveautés, La maison de : Maxim Lapierre et La guerre des clics.

Erreur d'images à LCN

Le «réflexe LCN» a fait défaut vendredi. Pour illustrer l'écrasement d'un avion Bombardier de Continental Airlines, qui avait eu lieu la veille près de Buffalo, la chaîne d'information de TVA a diffusé les mauvaises images. Durant une partie de la matinée, les téléspectateurs ont plutôt eu droit à des séquences d'une explosion au gaz près de St. Louis, en Illinois!

«Nous ne nous défilerons pas, c'est notre erreur, reconnaît la porte-parole de TVA, Nicole Tardif. Il y a eu méprise sur les images retransmises par CNN, qui montraient aussi un quartier résidentiel détruit.» En tout, 60 secondes de l'explosion de St. Louis ont roulé à LCN, décrites comme étant celles de l'écrasement, dès 8h. Le tout a été corrigé à 10h30 quand on s'est rendu compte que les images n'étaient pas les bonnes.

Bonhomme en différé à TVA

Les téléspectateurs qui s'attendaient à voir le défilé du Carnaval en direct samedi soir à TVA ont plutôt eu droit à des images du défilé de Charlesbourg, vieilles d'une semaine et tournées sous la pluie. Le réalisateur André Bolduc dit avoir pris cette décision conjointement avec l'organisation du Carnaval pour des raisons de logistique. «Les nombreux retards durant le défilé compliquent la diffusion en direct. Nous avons pris la bonne décision», affirme M. Bolduc. TVA aurait quand même dû le spécifier à l'antenne, pour éviter toute méprise, surtout que le deuxième défilé avait lieu en même temps à l'extérieur. Le diffuseur plaide qu'il a rarement retransmis le défilé en direct, comme c'est le cas pour le défilé du père Noël, enregistré avant d'être diffusé.




Québec : De nouveaux festivals en vue

17 02 2009

( Nicolas Houle - Le Soleil ) - (Québec) - Le grand public aura bientôt de nouveaux prétextes pour sortir. Un festival est né hier, à l'occasion du sommet Québec horizon culture, un second est en voie de prendre forme et des événements existants ont vu leur formule ou leurs budgets bonifiés.

Québec aura son festival de littérature dès l'an prochain. La Ville a accepté d'injecter 750 000 $ sur trois ans afin que L'année littéraire prenne son envol. Le projet, soumis par l'écrivain et éditeur Gilles Pellerin à titre de membre du C. A. de l'Institut Canadien, mettra de l'avant, sur une base annuelle, une personnalité au rayonnement international tel Jack Kerouac, Anne Hébert ou Fred Vargas. Pour la première année, on songe à s'attarder à Borges. Des contacts ont déjà été établis avec sa veuve en ce sens.«C'est une somme conséquente, qui va nous permettre un financement ponctuel, indique M. Pellerin, qui ne cachait pas sa joie, hier. Nous verrons comment nous attacherons tout ça, mais nous ne sommes pas limités à un moment précis dans l'année, il pourra y avoir des activités satellites...»

L'an prochain, la ville pourrait également avoir son Festival international d'opéra, le premier du genre au pays. Carburant sur les succès d'Operalia et de Starmania opéra, Grégoire Legendre, directeur de l'Opéra de Québec, y est allé de cette proposition à laquelle le Bureau de la Capitale-Nationale a accordé la somme de 125 000 $, visant à poursuivre le montage du dossier.

Le Carrefour annuel

Le Carrefour international de théâtre deviendra par ailleurs un événement annuel. Mieux, cette année, on proposera une ambitieuse activité extérieure sous la houlette du metteur en scène Frédéric Dubois. Le spectacle, qu'on promet multidisciplinaire, aura lieu dans le quartier Saint-Roch. L'aide obtenue à la Ville se chiffre à 350 000 $ pour 2009-2010.

Enfin, la biennale qu'est la Manif d'art aura droit à une aide de 100 000 $ sur trois ans, une augmentation substantielle, compte tenu que l'événement avait droit, jusqu'alors, à 14 000 $.

«C'est extraordinaire d'obtenir une somme comme celle-là, indique Claude Bélanger, le directeur général et directeur artistique de la Manif. Ça va nous permettre d'établir des ponts au niveau international. (...) C'est enfin une reconnaissance - une chose que les arts visuels n'ont pas assez eue, même si nous avons été les premiers à nous installer dans Saint-Roch.»




Electrochoc pour Saint-Roch

17 02 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - Relancé à grands coups de millions de dollars, Saint-Roch montre à nouveau des signes d'essoufflement, reconnaît le maire Régis Labeaume. Question de donner au secteur un nouvel électrochoc, Québec lance un important concours de design urbain afin de rendre le quartier encore plus attrayant. Ainsi, la Ville espère inciter les jeunes qui y travaillent à carrément en faire leur domicile.

«Saint-Roch est très fragile. Il faut l'avouer, c'est un quartier qui tourne au ralenti. Et c'est inacceptable compte tenu des investissements qui ont été faits dans les dernières années. Le rythme cardiaque de Saint-Roch est trop faible, on a besoin d'un électrochoc», a-t-il plaidé hier lors du sommet Québec horizon culture.Pour y arriver, la Ville et le ministère de la Culture investiront 1,2 million $ dans ce concours de design où les artistes seront invités à repenser le mobilier urbain. Lampadaires, bancs de parc, places publiques : tout devra être repensé pour faire du quartier un milieu de vie attrayant.

Faire des résidants avec des travailleurs

Une fois le décor urbain redessiné, le maire pense bien convaincre les jeunes travailleurs du quartier de s'y établir. À plusieurs reprises hier, M. Labeaume a en effet dit vouloir miser sur les techies, ces jeunes oeuvrant dans le milieu de la technologie. «Québec a 800 techies. Ces personnes travaillent dans Saint-Roch, mais n'y vivent pas. C'est ça la grande erreur», a-t-il indiqué.

La Ville prévoit donc aménager pas moins de 1000 logements sur les rares terrains encore vacants dans le secteur. «On va les faire à l'image des artistes. On va leur demander dans quel logis ils veulent habiter», a indiqué M. Labeaume.

Au coeur de ce projet, le développement de la Pointe-aux-Lièvres devrait finalement voir le jour, après des années de retard en raison de la contamination des sols. Plus de 600 logements pourraient être construits sur ce terrain grand comme l'anneau de course des plaines d'Abraham.

Parallèlement, le maire a dit vouloir éviter l'embourgeoisement dans le quartier, ce phénomène par lequel l'augmentation du prix des loyers force le départ des moins bien nantis. «On veut éviter la gentrification. C'est éminemment dangereux de faire en sorte que les pauvres sortent de Saint-Roch et aillent en banlieue. Nous prenons déjà les moyens nécessaires pour travailler avec les gens du milieu communautaire pour pas que ça se passe.»




Affrontement CHOI/TVA: Jeff Fillion se retire

17 02 2009

( Guy Benjamin - Le Soleil ) - (Québec) - Impression de déjà-vu hier au palais de justice de Québec, alors que Patrice Demers et ses entreprises Genex Communications et CHOI affrontent le Réseau TVA, le chef d'antenne Pierre Jobin et les journalistes Denis Thériault et Carl Langelier. Sauf que cette fois, CHOI est le poursuivant et réclame 950 000 $.

Lors du dépôt de la poursuite contre TVA le 23 février 2004, Jeff Fillion était toujours l'animateur du matin à CHOI. Il était donc partie prenante de la poursuite et réclamait 600 000 $, notamment pour atteinte à sa réputation.L'animateur a décidé hier d'abandonner la poursuite et de se retirer du dossier. Maintenant qu'il n'est plus un employé de CHOI, Fillion se représente lui-même. Considérant n'avoir rien à gagner, l'animateur a quitté la salle d'audience en milieu d'avant-midi pour veiller à la bonne marche de son entreprise, a-t-il expliqué.

Fillion doit beaucoup d'argent à Genex, résultat des poursuites intentées contre lui. L'animateur a été très clair : s'il avait obtenu de l'argent à la suite de cette poursuite, Genex l'aurait immédiatement saisi.

Reportage sur un tournoi de golf érotique

La poursuite dont l'audition a commencé hier devant le juge Denis Jacques est en fait la suite d'un procès tenu en 2007 à l'issue duquel CHOI et Jeff Fillion ont été condamnés à verser 150 000 $ à Pierre Jobin. Un reportage diffusé par TVA le 20 février 2003 sur un tournoi de golf érotique est le point de départ de deux poursuites.

Le reportage diffusé deux mois après le démantèlement du réseau de prostitution juvénile rappelait la tenue d'un tournoi de golf érotique en 2001 auquel auraient participé trois jeunes filles mineures, des victimes dans le dossier du réseau de prostitution. CHOI était un des commanditaires de l'activité.

Le reportage mentionnait que les isoloirs destinés à des danses privées portaient le sigle de CHOI. Patrice Demers et Jeff Fillion ont participé au tournoi, ajoutait-on.

En colère à la suite de ce reportage, Fillion s'en était pris dès le lendemain à Pierre Jobin, ce qui lui a valu une poursuite. Trois jours après l'inscription de la poursuite du chef d'antenne de TVA, Patrice Demers, Genex, CHOI et Fillion répliquaient par une poursuite de 1,5 million $ contre Jobin et TVA.

Il faut garder en tête que le reportage arrivait deux mois après l'éclatement du scandale de la prostitution juvénile. «Quand la prostitution juvénile et votre nom sont associés, ce n'est pas une bonne nouvelle», de dire hier Patrice Demers. L'homme d'affaires a précisé que son animateur et lui sont partis immédiatement après leur ronde de golf et n'ont donc pas participé à la soirée qui a suivi. CHOI n'a plus commandité ce genre de tournoi.

M. Demers se demande pourquoi avoir mentionné uniquement la commandite de CHOI alors que plusieurs autres entreprises étaient associées à l'activité. L'homme d'affaires a mentionné n'avoir jamais eu vent de l'enquête policière dont il était question dans le reportage. «Jamais la police n'a communiqué avec moi», a-t-il dit.

«Il est évident que le reportage était une opération de salissage», de dire M. Demers, selon qui TVA et ses journalistes ont porté atteinte à sa réputation, à sa dignité et à sa vie privée. Le procès se poursuit ce matin et devrait durer au moins deux semaines.




Québec horizon culture: un marathon de 53,2 millions $

17 02 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - Emballé par le succès du 400e, le maire de Québec, Régis Labeaume, clame depuis des mois vouloir faire de la culture le moteur économique de sa ville. Au lendemain d'un sommet consacré au sujet, il pourra certainement se vanter d'avoir les moyens de ses ambitions.

Dans un véritable marathon d'annonces, le gouvernement provincial et la Ville de Québec ont dit vouloir investir plus de 53,2 millions $ dans le milieu de la culture de la capitale au cours des trois prochaines années. Tout un baume sur une communauté s'étant longtemps sentie délaissée au profit des artistes de la métropole.

Le sommet Québec horizon culture d'hier venait en quelque sorte concrétiser des mois de consultation auprès de plusieurs groupes de Québec. Pendant un peu plus de huit heures, plusieurs des 750 participants sont venus présenter leurs projets pour ensuite recevoir la confirmation d'un soutien financier.

Infrastructures

À lui seul, le gouvernement provincial a ainsi promis d'investir dans la capitale la bagatelle de 33 millions $ au cours des trois prochaines années dans une trentaine de projets. Reste que la vaste majorité de cet argent ira non pas aux artistes, mais plutôt dans les lieux de diffusion. Les deux tiers de ces sommes iront en effet dans des fonds destinés à la restauration des équipements culturels (9 millions $), des bibliothèques (10 millions $) et des bâtiments patrimoniaux (4 millions $) de la capitale, a précisé la ministre de la Culture, Christine St-Pierre.

Même scénario à la Ville de Québec, où, sur les 16,6 millions $ promis en culture d'ici 2012, la majorité ira dans l'immobilier. L'administration Labeaume a en effet décidé d'aller de l'avant seule avec le projet de l'Institut Canadien de transformer le temple Wesley en Maison de la littérature, un projet de 9 millions $.

Non loin de là, dans le Vieux-Québec, un autre projet immobilier promet de faire perdre à la maison Loyola ses airs de maison hantée. Le ministère de la Culture et la Ville investiront chacun 2,65 millions $ pour la restauration de l'ancien local du bar La Fourmi atomique.

Laissé à l'abandon depuis le début des années 2000, le bâtiment sera racheté pour 625 000 $ par la fondation Jules-Dallaire et loué gratuitement à sa voisine, la Maison Dauphine. En manque d'espace, cette institution qui vient en aide aux jeunes de la rue prévoit ouvrir en septembre 2010 une école de la rue. Pour assurer son bon fonctionnement une fois la maison Loyola restaurée, la Ville injectera également la moitié des surplus générés lors du Championnat mondial de hockey l'an dernier, soit 500 000 $, a annoncé M. Labeaume.

La relève

Malgré ces nombreuses annonces à caractère immobilier, les artistes - principalement de la relève - ne seront pas en reste. Lancé tout juste l'an dernier, le programme Première ovation dédié aux jeunes artistes de Québec voit son budget annuel tripler, passant de 300 000 $ en 2008 à 1 million $. Le maire évalue que 1500 jeunes profiteront de ce programme.

L'argent annoncé hier servira également à créer de nouveaux festivals. Ainsi, au lendemain du succès remporté par le concours Operalia l'an dernier, l'Opéra de Québec est à créer un Festival d'art lyrique, le premier du genre au Canada. Un Festival d'art littéraire doit également voir le jour afin de «célébrer l'oeuvre d'un écrivain international majeur».

Certains autres événements verront la contribution de la Ville augmenter pour les prochaines années, comme le Carrefour international de théâtre et la Manif d'art.

Thème récurrent durant cette journée, la contribution du privé à la culture est restée plus modeste. Outre l'Industrielle Alliance, qui investira 1,1 million $ dans le projet de la maison Loyola, seule la Chambre de commerce a allongé les dollars hier. En fait, ses 175 000 $ serviront à favoriser les liens entre le milieu des affaires et de la culture.

Le président de la Chambre de commerce, Christian Goulet, a d'ailleurs annoncé l'embauche d'une personne afin de créer un programme de mécénat. Les artistes à la recherche de financement pourront puiser dans un bassin d'entrepreneurs prêts à allonger les dollars, promet-on.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

17 02 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 5h30 HNE mardi 17 février 2009

Condition:

Neige faible

Température:

-4,9°C

Pression / Tendance:

102,4 kPa / à la hausse

Visibilité:

24 km

Humidité:

68%

Refr. éolien:

-9

Point de rosée:

-9,8°C

Vent:

NNO 8 km/h

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le mardi 17 février 2009

Aujourd'hui:

Nuageux avec percées de soleil et 40 pour cent de probabilité d'averses de neige ce matin. Dégagement en mi-journée. Maximum moins 3.

Ce soir et cette nuit:

Passages nuageux. Minimum moins 16.

Mercredi:

Ensoleillé avec passages nuageux. Ennuagement graduel en mi-journée suivi de faible neige débutant en fin de journée. Vents devenant du nord-est à 20 km/h en après-midi. Maximum moins 3.

Jeudi:

Neige. Minimum moins 4. Maximum moins 1.

Vendredi:

Neige intermittente. Minimum moins 5. Maximum moins 3.

Samedi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 10. Maximum moins 6.

Données historiques

Hier

Max:

* -2,8°C

Min:

* -10,8°C

Précip.:

* 1,1 mm

Normales

Max:

* -5°C

Min:

* -14°C

Aujourd'hui

Lever du soleil:

* 6:46

Coucher du soleil:

* 17:12




Chine : Trois séismes mineurs secouent le Xinjiang

17 02 2009

URUMQI, 17 février (Xinhua) -- Trois secousses sismiques mineures d'une magnitude maximale de 4,4 degrés sur l'échelle de Richter ont frappé mardi certaines parties de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest), selon le Bureau sismique de la région.

On ne déplore pour le moment aucun dégât matériel ni victime dans cette région montagneuse et peu peuplée.

Le premier séisme, d'une magnitude de 4,4 degrés sur l'échelle de Richter, s'est produit à 7h13, et son épicentre a été situé dans le district de l'Akto de la préfecture autonome kirghiz de Kizilsu, dans l'ouest du Xinjiang.

A 12h42, un tremblement de terre atteignant 4 degrés a secoué le district voisin de Wuqia, dans la même préfecture. Il a été ressenti dans la ville voisine de Kashgar. Le porte-parole du gouvernement municipal a déclaré que les autorités locales enquêtaient sur les dégâts potentiels du séisme.

Entre les deux séismes, à 8h26, une secousse d'une magnitude de 3,8 degrés a frappé le district d'Emin dans la préfecture de Tacheng.

Le district d'Emin avait été secoué trois jours auparavant (samedi) par un séisme d'une magnitude de 4,6 degrés, mais n'avait causé aucun dommage ni victime.




Erreur judiciaire -
Il réclame 2,5 millions $ en dédommagement

17 02 2009

( La Presse Canadienne - LCN ) - C'était le début, lundi, du procès que Michel Dumont, victime d'une erreur judiciaire, intente aux procureurs du Québec et du Canada à qui il réclame 2,5 millions $ en dédommagement.

M. Dumont a été acquitté d'accusation de viol par la Cour d'appel du Québec, en février 2001, après avoir passé près de trois ans en prison.

Son avocat, Me Jean-François Longtin, a expliqué que la démarche de M. Dumont vise à déterminer les fautes particulières du procureur de la Couronne, les fautes reliées à sa détention, mais surtout de faire reconnaître qu'il a été victime d'une erreur judiciaire méritant une compensation.

Michel Dumont s'est d'autre part entendu avec la Ville de Boisbriand, dont la police avait mené l'enquête, et qu'il avait initialement poursuivie.




Tourisme obstétrique au Québec

17 02 2009

( EXCLUSIF - Radio-Canada.ca ) - Un nouveau phénomène dans les hôpitaux québécois inquiète les gynécologues-obstétriciens.

La télévision de Radio-Canada a appris que des femmes arrivant de l'étranger, sous prétexte de prendre des vacances au Québec, ne viennent que pour accoucher, avant de repartir avec leur poupon.

Ces patientes arrivent principalement du Maghreb et du nord de l'Afrique.

À l'Hôpital Sainte-Justine l'an dernier, 25 femmes étrangères ont accouché sans payer, une augmentation par rapport aux années précédentes. Le même phénomène se produit à l'Hôpital St. Mary's et à l'Hôpital Saint-Luc.

L'an dernier, à Saint-Luc, 40 femmes en voyage ont accouché. De ce nombre, le tiers a payé, et les deux tiers des patientes sont reparties sans payer. Pour chaque femme qui repart sans payer, cela entraîne des coûts minimaux de 5000 $ par jour pour l'hôpital et un déficit d'honoraires de 400 $ pour le médecin.

« On ne peut pas refuser une maman qui est en train d'accoucher [...] et dire: "vous n'avez pas la carte, vous n'entrez pas" », dit Diane Francoeur, chef du département d'obstétrique-gynécologie, à l'Hôpital Sainte-Justine.

« On a parfois des patientes qui viennent accoucher en vacances, un premier bébé, ensuite un 2e, ensuite un 3e. Un moment donné, l'hypothèse d'accoucher toujours à terme pendant ses vacances, ça s'épuise un petit peu » ajoute de son côté Stéphane Ouellet, gynécologue à l'Hôpital Saint-Luc.

Dans une lettre adressée à la Fédération des médecins spécialistes, les gynécologues et obstétriciens du Québec ont dénoncé ce qu'ils appellent le « baby touristing ».

Selon les intervenants, ce phénomène s'explique principalement non seulement par la qualité des soins offerts au Québec, mais aussi par le fait qu'il soit intéressant de naître citoyen canadien.

En effet, la déclaration de naissance signée par le médecin donne automatiquement la citoyenneté canadienne et, éventuellement le passeport. Sur les blogues, plusieurs femmes ne se gênent pas pour dire que cela permettra à leur enfant de venir étudier au pays gratuitement et même de recevoir des bourses.

Des exemples ailleurs

Accoucher dans un pays étranger pour que son enfant ait la citoyenneté dudit pays n'est pas un phénomène propre au Canada.

Par exemple, le Los Angeles Times rapportait en 2002 que plusieurs femmes sud-coréennes, munies d'un visa de touriste, allaient accoucher aux États-Unis afin que leur enfant ait la citoyenneté américaine.

En janvier 2007, le International Herald Tribune mentionnait des cas similaires de femmes chinoises qui allaient accoucher à Hong Kong pour que leur enfant obtienne le statut de résident permanent de cette région administrative, ce qui leur donnait droit à l'éducation gratuite et à une assurance maladie.

Le journal rapportait aussi l'exemple de femmes mexicaines qui traversaient aux États-Unis pour y donner naissance et faire en sorte que leur enfant ait la citoyenneté américaine.




Erreur sur l'explosion à LCN

17 02 2009

( Richard Therrien - Le Soleil ) - Le «réflexe LCN» a fait défaut vendredi.

Pour illustrer l’écrasement d’un avion Bombardier de Continental Airlines, qui avait eu lieu la veille près de Buffalo, la chaîne d’information de TVA a diffusé les mauvaises images. Durant une partie de la matinée, les téléspectateurs ont plutôt eu droit à des séquences d’une explosion au gaz près de St. Louis, en Illinois!

«Nous ne nous défilerons pas, c’est notre erreur, reconnaît la porte-parole de TVA, Nicole Tardif. Il y a eu méprise sur les images retransmises par CNN, qui montraient aussi un quartier résidentiel détruit.»

En tout, 60 secondes de l’explosion de St. Louis ont roulé à LCN, décrites comme étant celles de l’écrasement, dès 8h. Le tout a été corrigé à 10h30 quand on s’est rendu compte, un peu tard, que les images n’étaient pas les bonnes.




Québec horizon culture : l'absence des conservateurs fait jaser

17 02 2009

( Julie Lemieux - Le Soleil ) - (Québec) - Les élus du Parti conservateur du Canada ont brillé par leur absence, hier, au forum Québec horizon culture. Ni la ministre Josée Verner, ni le ministre de la Culture James Moore, ni même un simple député conservateur n'avait été dépêché sur les lieux pour assister à cet événement réunissant 750 acteurs de la région. Un vide politique qui n'est pas passé inaperçu au Centre des congrès de Québec.

Le sujet de l'absence des conservateurs faisait partie de toutes les discussions de corridors. Bien des participants s'expliquaient mal la décision du gouvernement d'ignorer cet événement majeur et d'y envoyer simplement des fonctionnaires fédéraux. D'autant plus que les libéraux fédéraux et le Bloc québécois étaient pour leur part bien représentés.«Les conservateurs ont montré un irrespect total envers la culture québécoise en coupant dans le programme de rayonnement international. Et ils sont mal à l'aise. Mais leur devoir comme gouvernement est d'être présent dans des événements comme ça. Au lieu d'être ici pour entendre quels sont les projets qui tiennent à coeur aux gens de la région, tout le monde va encore être obligé de faire sa petite promenade vers Ottawa», a dénoncé la députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais.

Occasion ratée

À ses yeux, les conservateurs ont manqué une belle occasion de démontrer qu'ils sont des partenaires de la région de Québec et que la culture leur tient à coeur. Mme Maltais estime aussi que leur présence aurait pu contribuer à rétablir les ponts brisés avec le Québec en raison des compressions budgétaires annoncées dans ce domaine avant les élections fédérales.

«Comme ils n'ont pas encore reculé sur leur programme et qu'ils sont arrivés avec un fonds complètement loufoque avec leur espèce de prix Nobel des arts à Toronto, ils sont peut-être un peu gênés. Je pense qu'il va falloir qu'ils reviennent et qu'ils se mettent les deux mains au travail au Québec», a-t-elle lancé au Soleil.

Même son de cloche du côté de la députée du Bloc québécois Christiane Gagnon. «Ça démontre l'intérêt qu'ils donnent à la culture. Je pense que ça aurait été important de les voir ici pour leur rappeler les besoins de la grande région de Québec. Il aurait fallu qu'il y ait des figures publiques», a-t-elle soutenu, en ajoutant qu'elle comptait bien intervenir en Chambre pour rappeler aux conservateurs qu'ils ont manqué à leur devoir.

Problème d'horaire

Du côté du gouvernement libéral, on se montrait plus compréhensif. Selon la ministre de la Culture et coprésidente de l'événement, Christine St-Pierre, les conservateurs ont bel et bien été invités à participer à ce forum. Mais un problème d'horaire aurait empêché le nouveau ministre du Patrimoine, James Moore, d'accepter cette invitation.

«On a fait les invitations. Nous avons été très clairs et transparents sur ce que nous voulions faire. Les objectifs étaient connus, notre orientation était connue. M. Moore est nouvellement arrivé dans le dossier. Quand je lui ai parlé du forum, il s'est montré très intéressé. Il m'a dit qu'il verrait si c'était possible de le placer dans son horaire», a expliqué la ministre.

Selon elle, les résultats con­cluants de cette grande rencontre culturelle convaincront toutefois le gouvernement fédéral de s'intéresser davantage aux dossiers de Québec à l'avenir. «Quand le fédéral verra les articles que vous allez écrire, ils verront qu'il s'est passé quelque chose d'important ici et si on fait une deuxième édition, peut-être qu'ils en feront partie.»

Mme St-Pierre n'a donc pas voulu lancer la pierre aux élus conservateurs et encore moins au ministre Moore, avec qui elle a eu des discussions «cordiales» ces dernières semaines. «Nous sommes en bons termes. Je lui ai fait mes remarques sur le budget. Je lui ai dit qu'il y avait de bonnes choses et des choses qui me décevaient comme l'abolition du programme pour les tournées internationales. Mais les discussions se poursuivent et les relations sont bonnes», a-t-elle assuré. Une rencontre avec le ministre Moore a d'ailleurs été planifiée après le forum pour l'informer des orientations qui se sont dégagées de cette rencontre.

Même le maire de Québec, Régis Labeaume, n'a pas voulu faire trop de vagues avec l'absence des conservateurs dans la salle. De toute évidence, le maire marchait sur des oeufs. «Honnêtement, je pense que ça aurait été mieux qu'ils soient là. Mais l'important, c'est d'avoir des projets sur la table. Et là, on va leur montrer sur quoi nous nous sommes entendus avec le provincial, on va leur montrer nos projets», s'est-il contenté de dire.

Le bureau du premier ministre Stephen Harper n'a pas donné suite aux appels du Soleil, hier, et il a donc été impossible d'obtenir les commentaires du Parti con­servateur.




Ham-Nord : la Cité écologique ne dérange presque plus

17 02 2009

( Ian Bussières, collaboration spéciale - Le Soleil ) - (Ham-Nord) - Depuis sa relance il y a quelques années par de jeunes adultes qui ont grandi sur place, la Cité Écologique de Ham-Nord ne dérange presque plus dans cette municipalité des Bois-Francs. Un membre en règle de la Cité, Rémi Beauchesne, siège même au con­seil municipal depuis des années!

«Nous n'avons aucun problème avec la Cité Écologique! Les relations sont très bonnes! Ce sont des gens dynamiques qui ont beaucoup de projets. Ils ont ouvert des commerces, ils font partie d'Équiterre, ils distribuent des paniers bio, ils ont un restaurant et aussi un gîte touristique», explique Aline Lemieux, directrice générale de la municipalité.«Ils sont très bien intégrés à la communauté. M. Beauchesne est au conseil depuis plus de huit ans et il est très apprécié. L'automne, il y a des autobus complets qui se rendent à la Cité pour faire des visites. Je crois que c'est ce qui fait la grande différence entre les années 80 et maintenant. Dans le temps, c'était plutôt fermé, alors qu'aujourd'hui, c'est très ouvert», explique Mme Lemieux.

Sympathiques

Ces propos trouvent écho dans le voisinage de la Cité, située sur le Rang 8. La plupart des résidants du secteur disent trouver sympathiques les membres de la Cité Écologique. «Ils ne me dérangent pas du tout, bien au contraire! Quand on a besoin d'aide, ils s'empressent de venir nous donner un coup de main», explique Roger Dussault, un agriculteur de 79 ans qui a toujours résidé dans le secteur de la Cité.

«L'été, quand on travaille dehors, ils viennent nous voir pour nous demander des conseils. Je me souviens qu'ils voulaient savoir comment je m'y prenais pour obtenir de 18 à 20 patates sur un même pied de pomme de terre!», explique-t-il.

M. Dussault se souvient aussi de Michel Cornellier, fondateur de la Cité dans les années 80. «Comme j'étais le résidant le plus âgé du rang, il m'avait laissé sa carte et m'avait dit que je pouvais l'appeler jour et nuit si j'avais besoin d'aide. J'ai trouvé ça bien gentil.»

Denis Sheink abonde dans le même sens, même s'il avoue trouver un peu particulières les habitudes des habitants de la Cité. «Je fais attention de ne pas fumer quand je passe par là car c'est un secteur non-fumeur et, il y a quelques années, ils avaient arrêté un homme qui fumait dans son auto. Ils avaient dit qu'ils appelleraient la police mais ils ne l'ont jamais fait!», se souvient-il, sourire en coin.

«Aussi, ils nous font souvent signe de ralentir quand on passe dans le secteur. Pourtant, ils vont vite eux aussi quand ils passent devant chez nous!», explique-t-il en soulignant toutefois que ce ne sont que de petits désagréments et que la Cité est un bon voisin.

«Ils nous parlent, ils parlent à nos enfants quand ils nous croisent et ils sont courtois. Ils ne viennent pas nous déranger sur nos terrains», ajoute M. Sheink, précisant que les travaux de construction se poursuivent à la Cité.

«J'ai vu passer de 15 à 20 bétonnières récemment. Ils bâtissent encore et c'est surtout dans le bois.»

Une autre voisine qui a réclamé l'anonymat a cependant avoué qu'elle préférait ne pas avoir de contacts avec les gens de la Cité Écologique. «On ne fait pas affaire avec ce monde-là, on a nos raisons! Il y en a que ça dérange, ils ont fait bien des affaires, vous savez!», explique la dame en référence au scandale qui a éclaté durant les années 80. «Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé là-bas, cependant j'aime mieux ne pas avoir affaire à eux», conclut-elle.




L'ex-conjointe du ministre Dutil demande sa démission

17 02 2009

( Luce Dallaire, collaboration spéciale - Le Soleil ) - (Saint-Georges) - «Si Robert Dutil ne s'était pas présenté aux élections de décembre 2008, nous n'en serions pas là aujourd'hui», a affirmé hier à Saint-Georges son ex-conjointe, Noëlline Veilleux, accompagnée de sa fille, Karen Veilleux-Dutil.

«Puisque les allégations contre la Cité Écologique ressortent toujours en rapport avec la vie publique de Robert, il est compréhensible que mes enfants, Karen et Hugo, aient demandé à leur père de faire la lumière sur le sujet. Mais en janvier, il a dit à Karen qu'il ne tiendrait pas de conférence de presse, a dit son ex-conjointe.«Devant cette situation, je dois avoir du courage pour deux. J'ai décidé d'écrire une lettre ouverte auprès des grands médias demandant la démission de Robert de son poste de ministre du Revenu pour dénoncer cette situation que je trouvais inacceptable. Je disais à Robert qu'il devait tenir sa promesse. Mais voilà, Robert continue toujours de dire que c'est sa vie privée, ajoute-t-elle.

«En 1989, en 1994 et en 2008, il aurait pu rétablir les faits. C'est pourquoi je maintiens ma position en lui demandant de démissionner de son poste de ministre du Revenu», a-t-elle répété.

Tout comme sa mère, la fille de Robert Dutil, Karen Veilleux-Dutil, se dit déçue que son père ne dise pas publiquement que les rumeurs ayant circulé dans les années 80 relativement à la Cité Écologique de Ham-Nord n'étaient pas fondées.

«Adulte, j'ai demandé à mon père de me relater les événements de 1988. Je voulais avoir sa version. Il m'a affirmé que la Cité Écologique avait été discréditée à cause d'un dossier politique. Il m'a dit avoir fait faire une enquête privée qui révélait les liens entre certains propriétaires d'ambulance mécontents d'un projet de loi et Info-Secte qui avait demandé sa démission. Ce qu'il savait grâce à cette enquête, c'est que la Cité était victime de ces fausses accusations parce que lui traitait un projet de loi qui étatisait un système ambulancier de la région de Montréal. (...) Mon père sait aussi que la Cité Écologique n'aurait jamais autant attiré l'attention des médias si un ministre n'avait pas été là.»

Ce que Karen Veilleux-Dutil revendique pour la Cité Écologique de Ham-Nord, c'est «seulement le droit d'exister en paix».

«Maintenant, je suis une des administratrices de la Cité et je suis en mesure de constater l'ampleur de cette mauvaise presse des années 80 qui n'a jamais été démentie ouvertement et officiellement. Ce que je demande aujourd'hui, et ce que j'aimerais vraiment, c'est que la vérité soit suffisamment connue et diffusée pour qu'à la grandeur du Québec, on sache que les gens de la Cité sont toujours des personnes honnêtes qui prennent bien soin de leurs enfants, que la Cité n'est pas une commune aux pratiques douteuses, ni une secte, ni un regroupement religieux, ni rien de la sorte, ajoute Karen. Nous sommes simplement un écovillage. Les autorités gouvernementales ont conclu que la Cité Écologique n'avait pas commis les aberrations dont on l'accusait. Alors, nous aimerions que les médias cessent de ressasser cette époque odieuse qui a profondément blessé par son injustice et qui a été si lourde de conséquences sur nos vies.»

Attention médiatique

Quant à la demande de démission de Robert Dutil comme ministre du Revenu formulée initialement par son ex-conjointe, celle-ci a finalement avoué avoir dû procéder ainsi pour obtenir une attention médiatique plus importante.

«Est-ce que vous seriez venus si j'avais juste dit que, si j'avais juste envoyé une lettre? Est-ce que vous seriez en face de moi ce matin? a-t-elle lancé. À un moment donné, pour être capable d'être écoutée par les médias, il faut mettre les choses en face.»

Au bureau du député de Beauce-Sud et ministre du Revenu, il a été réaffirmé hier qu'aucun commentaire ne serait émis quant aux propos tenus par la fille et l'ex-femme de Robert Dutil.




Chantiers Davie reprendra progressivement ses opérations

17 02 2009

( La Presse Canadienne - Lévis ) - L'entreprise Chantiers Davie (T.DAV) a annoncé lundi qu'elle reprendra progressivement ses opérations, maintenant que son client le plus important s'est assuré un nouveau financement et qu'elle s'est entendue avec ses autres clients sur des augmentations de prix de 35 millions $ US visant des contrats en vigueur.

Le propriétaire-exploitant du chantier naval Davie, situé à Lévis, a indiqué que son principal client, l'entreprise norvégienne Cecon ASA, a reçu une offre de prêt de 200 millions $ US, pour remplacer la facilité de crédit qu'elle avait perdue.

Chantiers Davie a également accepté de modifier les contrats de construction de trois navires pour Cecon ainsi que de deux navires pour Ocean Hotels, qui sont en cours de construction.

La compagnie a ajouté, par voie de communiqué, avoir élaboré un nouveau plan de production fondé sur une reprise de ses opérations au début du mois de mars et s'être entendue avec ses clients sur un nouvel échéancier de livraison pour les cinq navires.

La construction navale du chantier ne reprendra toutefois qu'une fois que Cecon pourra toucher son prêt.

Chantiers Davie avait mis fin à ses opérations au mois de décembre et mis à pied temporairement ses 1100 employés, dans le but de conserver ses liquidités.

La commande de trois navires de Cecon, avec option d'en acquérir trois autres, avait été déterminante quant à la remise sur pied de la compagnie, en 2007, après que le chantier naval eut évité de justesse la liquidation.

La société Chantiers Davie se spécialise dans la construction de vaisseaux complexes pour la production de pétrole en mer.




Le rapport Montmarquette déterré

17 02 2009

( Tommy Chouinard - La Presse ) - (Québec) - Le gouvernement Charest réhabilite le rapport Montmarquette proposant des hausses de tarifs de toutes sortes, un document qu'il s'était empressé d'envoyer sur les tablettes lors de sa sortie, il y a un peu moins d'un an. Dans le cadre de ses consultations d'avant budget, Québec évoque également d'éventuelles compressions dans «certains services» publics.

Depuis vendredi, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, convie les Québécois à participer à une consultation en ligne sur le budget qu'elle présentera le mois prochain et qui sera déficitaire malgré ses engagements électoraux.

Six questions sont posées aux internautes. La Dame de fer des libéraux demande par exemple: «Pour atténuer les impacts de la crise économique sur les finances publiques du Québec, quels gestes devraient être priorisés par le gouvernement?»

Les choix de réponse, limités à trois et devant être classés par ordre de priorité, donnent un bon indice de ce qui attend les Québécois dans le prochain budget:

- réduire les dépenses dans certains programmes et services;

- augmenter la tarification de certains services publics;

- suspendre les versements au Fonds des générations, qui sert à rembourser la dette.

Afin d'aider les internautes à faire un choix, le gouvernement propose, via un hyperlien, la lecture du rapport du Groupe de travail sur la tarification des services publics, présidé par l'économiste Claude Montmarquette.

Ce rapport, déposé en avril 2008, recommande la fin de la «culture de la gratuité» et de la «sous-tarification» des services publics. Il propose une hausse importante des tarifs d'électricité et des droits de scolarité, une augmentation des frais dans les garderies subventionnées, l'installation de compteurs d'eau, l'introduction de péages sur toutes les nouvelles routes et aux entrées de l'île de Montréal. Le comité Montmarquette préconise le principe de l'utilisateur-payeur afin de rendre plus efficace et transparente la tarification gouvernementale.

Or, le gouvernement Charest avait enterré dès sa sortie ce rapport qu'il avait lui-même commandé. «Dans le rapport, ce qui m'a frappée le plus probablement, c'est le niveau élevé déjà de tarifs qui existe au Québec. Quand on exclut la RAMQ, la CSST et Hydro-Québec, il y a quand même 6 milliards de dollars de tarifs. Et, quand on inclut tous les autres, c'est 22 milliards de dollars de tarifs qui existent actuellement», avait dit Monique Jérôme-Forget le 10 avril. Elle associait ce rapport essentiellement à une démarche pédagogique sur la tarification actuelle des services publics.

Les hausses tarifaires proposées «ne sont pas sur l'écran radar du gouvernement», avait-elle ajouté. La ministre n'a plus parlé du rapport par la suite.

Le contexte économique a changé depuis. Et le gouvernement a décidé de déterrer le rapport dans le cadre de ses consultations précédant le dépôt du budget.

Au cours des derniers jours, le premier ministre Jean Charest a ouvert la porte à des hausses de tarifs, sauf dans les garderies à 7$ par jour. Il refuse d'intervenir auprès des sociétés d'État pour freiner les augmentations tarifaires qui se présentent à l'horizon, à Hydro-Québec, la Régie des rentes, la SAAQ et l'assurance parentale par exemple.

La Régie des rentes et la SAAQ sont des déposants de la Caisse de dépôt et placement. Elles sont directement touchées par les pertes du bas de laine des Québécois sur les marchés financiers. Ces pertes atteindraient 38 milliards de dollars, une chute de 26%.

Au chapitre des compressions dans «certains programmes et services», Monique Jérôme-Forget a promis la semaine dernière de ne pas sabrer les services de santé et d'éducation. Ailleurs, les «services essentiels» seront maintenus, s'est contentée de dire sa collègue du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay.

Dans son questionnaire en ligne, Monique Jérôme-Forget demande aux Québécois s'ils sont d'accord pour que «le gouvernement effectue temporairement un déficit, considérant la conjoncture actuelle». Peu importe l'avis des internautes, le budget 2009-2010 sera écrit à l'encre rouge, comme l'a confirmé la ministre la semaine dernière. En campagne électorale, il y a moins de trois mois, les libéraux avaient pourtant promis de maintenir l'équilibre budgétaire.




Un présumé cyberprédateur face à la justice américaine

17 02 2009

( Andy Blatchford - La Presse Canadienne - Montréal ) - Un enseignant d'une école privée de Montréal sera traduit en justice aux Etats-Unis relativement à plus de 230 chefs d'accusation de pornographie juvénile.

Richard Doucet, qui a enseigné l'anglais et les mathématiques à l'école Selwyn House, subira son procès à partir de mardi, à Fredericksburg, en Virginie.

Le Montréalais a été pris dans la toile du détective américain John Chapman, qui a fait de sa spécialité la chasse aux cyberprédateurs.

Après s'être fait passer pendant des mois pour un garçon de 13 ans sur le Web, l'année dernière, le policier de la Virginie a coincé Richard Doucet. John Chapman a allégué avoir eu plusieurs conversations sexuellement explicites sur Internet avec l'accusé entre décembre 2007 et mai 2008.

Le détective a indiqué que chaque chef d'accusation peut être passible d'une peine de cinq ans de prison, ce qui signifie que l'enseignant pourrait être condamné à plus de 1000 ans d'emprisonnement s'il est reconnu coupable sur tous les chefs.

Sous l'identité d'un garçon de 13 ans, John Chapman aurait fixé un rendez-vous à Richard Doucet dans un hôtel de Fredericksburg. De retour d'une conférence à Atlanta, c'est à cet endroit que l'accusé aurait été arrêté par la police.

Des images trouvées sur un disque compact saisi par la police dans la chambre d'hôtel soutiendraient les accusations de pornographie juvénile.

Le détective, qui traque les cyberprédateurs à travers les Etats-Unis, a coincé son premier étranger en la personne de Richard Doucet. Il a fait valoir que son travail ne se pliait à aucune frontière.

«Cela ne fait aucune différence pour moi s'ils viennent du Canada, du Mexique, de Suède ou d'Angleterre, a dit le père de trois enfants. Je souhaite seulement coincer les méchants.»

En deux ans et demi, il a procédé à quelque 20 arrestations en tant que membre d'un groupe de travail spécial. Jusqu'à maintenant, tous les suspects ont plaidé coupable.

L'homme de 43 ans a souligné que la Virginie est un Etat conservateur qui comporte certaines des lois les plus sévères sur la pornographie juvénile aux Etats-Unis.

Depuis 2006, le travail du détective a fait en sorte que le petit service de police de Dumfries, à 50 kilomètres au sud-ouest de Washington, défraie les manchettes à l'échelle nationale. «Nous sommes une petite unité, mais nous traitons des dossiers très importants», a-t-il soutenu.